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Vincent Lefèvre's Blog (in English, when available)

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[2009-06-29 20:52:57 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-06-18/2009-06-29)

(Cinema)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Home, de Yann Arthus-Bertrand

Documentaire magnifique! Probablement le meilleur que j'ai vu jusqu'à présent. Les paysages (qu'ils soient naturels ou non) sont époustouflants. Concernant le message, ce film est dans la lignée du documentaire An Inconvenient Truth (2006) (Une vérité qui dérange), mais il ne traite pas seulement du réchauffement climatique: plus généralement, la destruction de la planète par l'homme. D'autre part, du point de vue artistique, il est loin au-dessus: essentiellement pour les paysages, mais aussi pour la bande originale (principalement d'Armand Amar). Le film fait également penser à Manufactured Landscapes (2006) (Paysages manufacturés), qui avait aussi de splendides images. La voix-off est très intéressante.

J'ai vu le film lors d'une des dernières séances à Lyon, au Comoedia, plus de 3 semaines après sa sortie, et excellente surprise: il passait dans la salle 1 (la plus grande salle)! Les images sont très bien rendues sur grand écran, ce qui n'était pas le cas de celles de La Terre vue du ciel (2004).

Okuribito (Departures), d'Yôjirô Takita

Excellent film! Beaucoup d'humour noir au début, puis beaucoup d'émotion. Très belles images. J'ai aimé aussi la musique, qui s'intègre bien à l'histoire, car le personnage principal est violoncelliste.

On y retrouve notamment Masahiro Motoki, qui avait joué dans Bird People in China (1998), Ryoko Hirosue, qui était la jeune fille dans Wasabi (2001), et Tsutomu Yamazaki, qui avait joué dans Kagemusha (1980).

La teta asustada (Fausta), de Claudia Llosa

Film traitant de faits historiques au Pérou. J'ai beaucoup aimé la façon dont la réalisatrice traite son sujet. C'est un film envoûtant, qui mérite son Ours d'Or obtenu à Berlin!

A Time to Love and a Time to Die (1958) (Le temps d'aimer et le temps de mourir), de Douglas Sirk

J'ai beaucoup aimé. Mon principal reproche: le film a été tourné en anglais, si bien que les Allemands (qui sont les personnages principaux) parlent en anglais.

Vu à l'Institut Lumière, dans le cadre de la rétrospective Douglas Sirk (juin/juillet 2009), en avant-première de la ressortie en salles.

The Ghost and Mrs. Muir (1947) (L'aventure de Madame Muir), de Joseph L. Mankiewicz

Joli film, plus romantique que fantastique (et pour une fois, je préfère le titre français). Très bonne réalisation, en particulier la scène finale. Mais quelques longueurs.

À noter l'un des premiers rôles de Natalie Wood, encore enfant.

Fais-moi plaisir!, d'Emmanuel Mouret

Bonne petite comédie, peut-être un peu en-dessous des précédents films du réalisateur. Mais ce dernier sait toujours aussi bien choisir ses actrices.

Ne te retourne pas, de Marina de Van

Le début du film laisse craindre le pire: en plus d'un début de scénario qui paraît artificiel, la réalisation est mauvaise (trop de gros plans imparfaits, d'autant plus que le format 2.35 : 1 se prête mal à de tels plans), de même que le jeu des acteurs. Puis le film s'améliore petit à petit. Les transformations sont bien maîtrisées et la fin est réussie (sauf la scène finale). Dans les détails, le scénario me semble tout de même peu convaincant.

Piano no mori (Piano Forest), de Masayuki Kojima

Joli film d'animation musical (piano), mais destiné essentiellement aux enfants.

Amreeka (Amerrika), de Cherien Dabis

Un petit film qui se laisse voir, pour son sujet uniquement. Mes reproches: le scénario manque de finesse et la réalisation est décevante, car la caméra bouge beaucoup trop et la lumière n'est pas maîtrisée; d'autre part, l'IMDb indique que le film a été tourné en 35 mm, mais la qualité de l'image ressemble beaucoup à celle d'une caméra DV.

[2009-06-21 00:28:51 UTC]
MPFR Web Server Down

(CariBlog – MPFR)

For an unknown reason, the MPFR web server (mpfr.org) has been down since Saturday 20 June in the afternoon (at least); other servers hosted at Loria are affected too. This may last until Monday. Sorry for the inconvenience.

[Update] It has been back online since 2009-10-22 07:00 UTC. It was due to a power outage.

[2009-06-17 22:38:37 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-06-07/2009-06-17)

(Cinema)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Coraline, de Henry Selick

Vu en 3D et en VO. L'animation est excellente. L'histoire est très intéressante, mais ne va peut-être pas assez loin. J'ai bien aimé la musique. La 3D permet de rendre certaines scènes plus impressionnantes, comme le passage entre les deux mondes (qui n'est pas un effet 3D que l'on pourrait considérer comme gratuit).

C'est un des rares films qui passent en France à la fois en 3D et en VO, mais malheureusement dans très peu de salles, et en particulier aucune à Lyon. En fait, j'ai eu la chance d'être aux États-Unis alors que le film passait dans un cinéma (qui venait de se doter du système de projection 3D avec commande des lunettes par infrarouge) à 50 mètres de mon hôtel. Et c'était d'ailleurs à Portland dans l'Orégon, la ville où est basée la société de production (LAIKA) et l'état où se déroule le film!

Jaffa, de Keren Yedaya

Très beau film. Dana Ivgy est bouleversante. J'ai bien aimé la mise en scène, en particulier la scène finale.

Daleks' Invasion Earth: 2150 A.D. (1966) (Les Daleks envahissent la Terre), de Gordon Flemyng

Film de science-fiction rigolo (surtout grâce aux robots, très particuliers), vu au tout premier Festival International de l'an 2000 à Lyon. Il s'agissait apparemment de la première projection de ce film en France. La copie 35 mm était non sous-titrée, mais les organisateurs ont fait les sous-titres à la main.

It's a Wonderful Life (1946) (La vie est belle), de Frank Capra

Joli film, quoique un peu lourd. La copie était de mauvaise qualité, avec plusieurs petits problèmes de projection, mais cela n'a pas empêché d'apprécier le film.

La maison Nucingen, de Raoul Ruiz

Film bizarre, dans la lignée des autres films du réalisateur: envoûtant mais trop hermétique. J'ai surtout apprécié la beauté des images, avec le style saturé de la vidéo et notamment quelques somptueux paysages.

The Tarnished Angels (1958) (La ronde de l'aube), de Douglas Sirk

J'ai bien aimé, sans plus. Vu à l'Institut Lumière, dans le cadre de la rétrospective Douglas Sirk (juin/juillet 2009). La copie était de très bonne qualité, peut-être grâce à la reprise du film en juillet 2008.

The Rocky Horror Picture Show (1975), de Jim Sharman

Adaptation d'une comédie musicale très particulière. J'avais voulu la voir au Studio Galande à Paris il y a quelque temps (entre deux films), mais il n'y avait plus de place. Je l'ai finalement vue en plein air sur les berges du Rhône, dans le cadre du premier Festival International de l'an 2000 à Lyon. Bien que considéré comme culte, ce n'est pas un très grand film. Mais ça change de ce qu'on peut voir habituellement. Ce qui manque le plus, c'est probablement un scénario.

Terminator Salvation (Terminator renaissance), de McG

Pas mal. La principale bonne idée, ce sont les nouveaux types de robots. Les effets spéciaux sont bons, mais n'impressionnent plus. Quant au scénario, c'est n'importe quoi. J'ai aussi regretté l'absence d'humour (à part le I'll be back).

Story of Jen, de François Rotger

Moyen. Le film, inspiré d'une histoire vraie, est lent, le scénario est construit bizarrement et reste superficiel, la voix-off ne fonctionne pas bien, et Laurence Leboeuf fait trop âgée pour son rôle. En revanche, la partie dans le parc national vers la fin est intéressante et avec de beaux paysages.

Sunshine Cleaning, de Christine Jeffs

Sans émotion et ennuyeux.

[2009-06-15 17:32:37 UTC]
Arith-19 Articles Available

(CariBlog)

Some information after the Arith-19 conference... The articles can be retrieved from the program page of the Arith-19 web site. The deadline for the special issue is 2009-08-03.

[2009-06-06 02:17:46 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-05-31/2009-06-05)

(Cinema)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Antichrist, de Lars von Trier

Superbe! La scène du prologue est absolument géniale. J'ai trouvé la suite du film un peu ennuyeuse, mais avec quelques très belles scènes. Puis le film bascule dans l'horreur délirante (ce qui m'a fait penser à du Takashi Miike, et d'ailleurs certains spectateurs sont sortis de la salle à ce moment-là) et devient alors bien plus intéressant (pour les amateurs de ce style de film).

Charlotte Gainsbourg a eu le prix d'interprétation à Cannes. C'est d'autant plus bizarre que les véritables qualités du film sont ailleurs.

Tellement proches, d'Olivier Nakache / Eric Toledano

Cette comédie ne brille pas par sa mise en scène, mais elle est hilarante et surprenante, et les acteurs sont très bons, et c'est l'essentiel... en tout cas, loin au-dessus de Nos jours heureux (2006) et de Je préfère qu'on reste amis (2005), les deux comédies précédentes des réalisateurs.

Film vu en avant-première à l'UGC Ciné Cité de Lyon, en présence des réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano, et des acteurs Omar Sy et Joséphine de Meaux.

All the Invisible Children (Les enfants invisibles), de Mehdi Charef / Emir Kusturica / Spike Lee / Kátia Lund / Jordan Scott / Ridley Scott / Stefano Veneruso / John Woo

Joli film collectif, très inégal. Les 7 histoires sont projetées par ordre alphabétique des réalisateurs. La première, de Mehdi Charef, est soporifique. Emir Kusturica permet de réveiller tout le monde, avec son style bien à lui. Mes deux préférées sont celles, très émouvantes, de Spike Lee et de John Woo.

Looking for Eric, de Ken Loach

Entre drame et comédie. J'ai bien aimé.

No Popcorn on the Floor, de Gaël Mocaër

Documentaire vu au Zola à Villeurbanne, en présence du réalisateur Gaël Mocaër. Ce film traite du seul cinéma indépendant à Bayonne: l'Atalante.

J'ai trouvé ce documentaire globalement intéressant, et assez original, dans la mesure où c'est le premier documentaire que je vois sur un cinéma indépendant. J'ai aussi bien aimé les quelques passages humoristiques.

Note: le film s'appelait à l'origine Une saison sans popcorn, mais le réalisateur n'était pas satisfait de ce titre et l'a finalement changé en No Popcorn on the Floor.

A Complete History of My Sexual Failures (Toute l'histoire de mes échecs sexuels), de Chris Waitt

Véritable documentaire assez drôle, mais un peu long.

Reazione a catena (1971) (La baie sanglante), de Mario Bava

Vu en avant-première de sa reprise en France en copie restaurée, lors de l'Étrange Séance du 2 juin 2009. Il s'agissait de la version anglaise.

C'est un film qui se laisse voir, sans plus. J'ai bien aimé la fin.

Je l'aimais, de Zabou Breitman

Long et lourd. Aucune émotion. De plus, Daniel Auteuil n'est pas très crédible. Concernant Marie-Josée Croze, je l'avais préférée dans ses autres films. Florence Loiret-Caille est la seule à vraiment s'en sortir, mais elle n'a relativement qu'un petit rôle.

Genenet al asmak (L'Aquarium), de Yousry Nasrallah

Vu à l'Institut Lumière dans le cadre du festival Fenêtres sur le Cinéma du Sud (mai 2009), en présence du réalisateur Yousry Nasrallah. Je n'ai pas accroché.

Le réalisateur a expliqué qu'il a fait deux versions de son film: une pour le cinéma de 1 h 50 et une pour la télévision, à savoir, la chaîne Arte, car Arte avait demandé un film de 1 h 30 pour rentrer dans la grille de ses programmes. La version pour le cinéma contient une partie histoire de 1 h 30 filmée en 35 mm et 20 minutes d'interviews (qui restent entièrement de la fiction) filmées en numérique haute définition afin de mettre les comédiens à l'aise (car refaire une prise ne coûte rien en numérique). Pour la version télé, le réalisateur a choisi de supprimer les interviews; c'est cette version qui a été projetée à l'Institut Lumière (en numérique, semble-t-il). Le réalisateur revendique complètement les deux versions, qui sont, selon lui, très différentes.

I coltelli del vendicatore (1966) (Duel au couteau), de Mario Bava

Vu en avant-première de sa reprise en France en copie restaurée, lors de l'Étrange Séance du 2 juin 2009. Il s'agissait de la version anglaise.

Je n'ai pas du tout aimé. Le film est complètement ridicule. Ça fait juste rire de temps en temps.

Geliebte Clara (Clara), de Helma Sanders-Brahms

Nul. Tout d'abord, le film était annoncé en VO sur les programmes, mais en fait, il ne semble pas y avoir de version originale: d'après le générique de fin, il y a une version allemande et une version française, et certains des acteurs sont doublés dans les deux versions. C'était la version française qui était projetée. Outre le fait que le français ne correspond pas à la langue réelle, le doublage en français est catastrophique: les acteurs semblent lire leur texte (j'ai même d'ailleurs l'impression que tout était postsynchronisé). Ce n'est pas tout... Les dialogues sont dignes d'un mauvais téléfilm. Avec cela, il est impossible d'avoir une interprétation correcte. Quant au scénario et à la réalisation, je n'ai rien vu de bien intéressant. Alors que reste-t-il? D'une part, la musique (j'y suis allé principalement pour cela), mais la qualité technique de la projection laissait à désirer (son analogique, parfois saturé, dans une petite salle), et d'autre part, la photographie, très soignée. Seul le passage entièrement musical de la fin du film est à sauver.

[2009-05-31 10:16:19 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-05-24/2009-05-30)

(Cinema)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Brutti sporchi e cattivi (1976) (Affreux, sales et méchants), d'Ettore Scola

Superbe comédie délirante. La réalisation est excellente, avec de sublimes plans-séquences; le réalisateur refera un plan-séquence du même genre dans Une journée particulière (1977). J'ai aussi bien aimé la musique.

Film vu en copie neuve lors de son unique projection à l'Institut Lumière, dans le cadre de la rétrospective consacrée à Ettore Scola, en avant-première de sa reprise nationale en juillet 2009.

Drag Me to Hell (Jusqu'en enfer), de Sam Raimi

Excellent film d'horreur, bien gore et très éprouvant. J'ai beaucoup aimé la fin. Alison Lohman est une nouvelle fois superbe. C'est le meilleur film de Sam Raimi que j'ai vu.

L'aube du monde, d'Abbas Fahdel

Voir mon billet du 26 mai.

Put lubenica (Passeur d'espoir), de Branko Schmidt

Très beau film. J'ai bien aimé le travail sur la lumière. Jolie musique.

Falling from Earth, de Chadi Zeneddine

Vu à l'Institut Lumière dans le cadre du festival Fenêtres sur le Cinéma du Sud. Très beau film expérimental, dans un style contemplatif, à la limite du fantastique. Il est très difficile de suivre le film et de voir où le réalisateur veut en venir exactement (au-delà de ce qu'il dit sur le site officiel ou dans First Jordan), surtout après une seule vision, mais artistiquement, c'est superbe.

Eid milad Laila (L'anniversaire de Laïla), de Rashid Masharawi

Vu en avant-première à l'Institut Lumière dans le cadre du festival Fenêtres sur le Cinéma du Sud. Une critique de la société palestinienne par un Palestinien. J'ai bien aimé. La fin est très réussie.

The Adventures of Robin Hood (1938) (Les aventures de Robin des Bois), de Michael Curtiz / William Keighley

J'ai bien aimé, sauf la musique, que j'ai fini par trouver désagréable. On aurait dit une partition ajoutée au film, mais pas une musique écrite pour le film.

Vu au Cinéma Opéra à Lyon, où de vieux films comme celui-là sont projetés de temps en temps. À la première des deux séances de la semaine, nous n'étions que quatre dans la salle, tous les quatre des habitués de l'Institut Lumière!

Los abrazos rotos (Étreintes brisées), de Pedro Almodóvar

J'ai moyennement aimé. Le scénario est décevant, le film est long et l'émotion ne passe pas.

[2009-05-30 21:59:18 UTC]
Concert Farinelli et la musique napolitaine

(Music – Lyon)

Je suis allé au concert Farinelli et la musique napolitaine donné par Philippe Jaroussky et l'ensemble Matheus le 28 mai à la Chapelle de la Trinité, à Lyon. J'avais eu une des dernières places en réservant début août. Au programme: des airs de Geminiano Giacomelli (La Merope), Egidio Romualdo Duni (Demofoonte), Johann Adolph Hasse (Artaserse) et Nicola Porpora (Polifemo), et en partie instrumentale, l'ouverture de la Fida Ninfa et le concerto pour 2 violons RV 513 d'Antonio Vivaldi, ainsi que le concerto pour traverso et flûte à bec de Georg Philipp Telemann. Et en bis, d'après ce que j'ai compris, l'air le plus connu de Polifemo (que Philippe Jaroussky avait donné pour la première fois ici-même?) et un autre air magnifique; je n'avais pas retenu, mais en recherchant un peu hasard sur Internet, j'ai retrouvé: Sento in seno de Vivaldi (cette vidéo avait été enregistrée le 2 février 2006 à la Chapelle de la Trinité).

C'était un concert exceptionnel, peut-être le plus beau que j'ai entendu à Lyon. Alors que les parties instrumentales sont souvent moins intéressantes (AMHA), les deux concertos étaient tout aussi magnifiques.

[2009-05-26 21:51:18 UTC]
L'aube du monde

(Cinema – Lyon)

Je suis allé voir L'aube du monde en avant-première à l'Institut Lumière. Il s'agissait de la soirée d'ouverture du festival Fenêtres sur le Cinéma du Sud, en présence du réalisateur irakien Abbas Fahdel, qui est même resté pendant la projection pour revoir son film (car il ne pensait pas avoir l'occasion de le revoir dans une aussi belle salle).

J'ai trouvé le film magnifique, principalement pour ses paysages, mais aussi pour son histoire (même si elle est peu développée) et sa musique, ainsi que l'actrice Hafsia Herzi. Le film est assez lent, dans un style contemplatif, mais je ne me suis pas du tout ennuyé, probablement parce qu'il est très bien filmé. Bref, c'est un film à voir! Il sort demain sur les écrans en France.

Le film se passe dans le sud de l'Irak près de la frontière iranienne (région considérée comme la localisation du Jardin d'Éden), qui était, au moment où se déroule l'action (de la guerre Iran-Irak à la première guerre du Golfe), une région marécageuse. Mais suite à l'opposition des habitants au régime de Saddam Hussein, cette région a été asséchée par Saddam Hussein pour exterminer la population. C'est la raison pour laquelle le réalisateur n'a pas pu tourner son film en Irak. Côté Iran, la seule partie restée intacte est interdite par les autorités à cause des mines (raison officielle). Abbas Fahdel a alors choisi de tourner en Égypte. Le réalisateur a d'abord donné le scénario à l'équipe égyptienne et leur a expliqué ce qu'il voulait. Ils ont indiqué un endroit près du Caire (car tous les films se font au Caire), mais on voyait une usine, un poteau électrique, etc., ce qui ne convenait évidemment pas. Ils ont insisté: avec le numérique, on peut tout effacer! Le réalisateur a finalement trouvé sur une carte d'Égypte, et le tournage s'est fait sur le lac Manzala, vers le canal de Suez, dans des conditions extrêmement difficiles.

L'actrice Hafsia Herzi, qui est française, a été choisie alors qu'elle venait de tourner dans La graine et le mulet (dont le montage n'était d'ailleurs pas encore fait). Elle ne parlait par irakien, et a dû apprendre la langue, comme les autres acteurs.

[2009-05-23 21:56:22 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-05-14/2009-05-23)

(Cinema)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

The Boat That Rocked (Good Morning England), de Richard Curtis

Hilarant! La comédie de l'année? De plus, pour son aspect politique, ce film arrive à point.

La siciliana ribelle (La sicilienne), de Marco Amenta

Inspiré de faits réels. J'ai beaucoup aimé. Excellente interprétation de Veronica D'Agostino (qui avait joué dans Respiro).

Cléo de 5 à 7 (1962), d'Agnès Varda

J'ai beaucoup aimé. C'est un film en temps réel: de 17 h 00 à 18 h 30 (à ce propos, les horloges à Paris ne semblent pas à l'heure!). De bonnes idées dans la réalisation, par exemple la scène où Cléo est sur la balançoire dans son appartement et où elle semble avoir des ailes, et aussi les cartes en couleur au début du film, le reste du film étant en noir et blanc. Un reproche: les zooms trop rapides à mon goût.

Una giornata particolare (1977) (Une journée particulière), d'Ettore Scola

J'ai bien aimé. La réalisation offre quelques grands moments, comme le plan-séquence du réveil (au début du film), grandiose. Mon seul reproche: des longueurs vers la fin. Film vu à l'Institut Lumière, dans le cadre de la rétrospective consacrée à Ettore Scola.

Vengeance, de Johnnie To

Bon film, dans le style typique de Johnnie To, malgré la mauvaise prestation de Johnny Hallyday. Sinon on retrouve 5 des acteurs fétiches de Johnnie To.

Star Trek, de J.J. Abrams

J'ai bien aimé. Le scénario est bien écrit et on ne s'ennuie pas un instant.

Note. Je ne connais pas la série TV et c'est seulement le deuxième de la série des films Star Trek que je vois, après Star Trek: First Contact (1996). Il n'est donc pas nécessaire d'être un fan pur et dur pour apprécier ce film; cependant ce dernier est probablement sur-coté sur l'IMDb.

Män som hatar kvinnor (Millénium), de Niels Arden Oplev

Un bon thriller au scénario solide, mais sans grande originalité, à part le fait que l'action se déroule en Suède. Le réalisateur se contente du minimum, de même que les acteurs, à part l'actrice Noomi Rapace, remarquable.

Note: l'ordinateur de Lisbeth est sous Linux avec la distribution Debian ou dérivée. En effet, on voit une liste de fichiers sous le répertoire /var/lib/dpkg. Au passage, je me demande pourquoi la fille liste ces fichiers.

Scarface (1932), de Howard Hawks

J'ai bien aimé. La copie n'était malheureusement pas de très bonne qualité.

Un autre homme, de Lionel Baier

Le film, dans un sublime noir et blanc, commence lentement et ne décolle véritablement qu'après sa première moitié. La scène érotique avec les baguettes (de laquelle est extraite la photo de l'affiche du film) est particulièrement marquante. J'ai beaucoup apprécié le jeu de Natacha Koutchoumov, envoûtante.

Je vais te manquer, d'Amanda Sthers

Vu en avant-première en présence de la réalisatrice Amanda Sthers et des actrices Cécile Cassel et Ariane Seguillon. J'ai bien aimé. La séquence du générique avec les deux petites filles (les deux soeurs) est superbe. Ensuite le film part pendant une heure dans tous les sens; on rit de temps en temps et on s'ennuie un peu. Et à la fin du film, les destins de croisent; cette partie est un peu moins drôle (quoique la scène de l'annonce est excellente, peut-être la plus drôle du film), mais plus émouvante. Tout cela est très classique, à part peut-être la fin, avec son aspect contemplatif très réussi. Le film bénéficie aussi d'un bon casting.

Incognito, d'Eric Lavaine

Assez bonne comédie. Ce n'est pas très original et on n'y croit pas une seconde, mais on rit souvent. Il y a, paraît-il, pas mal de références aux chansons de Bénabar; malheureusement, je ne connais pas...

Der Golem, wie er in die Welt kam (1920) (Le golem), de Carl Boese / Paul Wegener

Version restaurée sous l'égide du Musée du film à Munich, en noir et blanc teinté, vue à la Villa Lumière (Muet du mois, 16 mai 2009). J'ai plutôt bien aimé.

La più bella serata della mia vita (1972) (La plus belle soirée de ma vie), d'Ettore Scola

Vu à l'Institut Lumière, dans le cadre de la rétrospective consacrée à Ettore Scola. Le film a été projeté en version française (comme l'a voulu le réalisateur), car les principaux acteurs sont français, et comme il est dit sur la pellicule juste avant le film, cette version est considérée comme la véritable version originale. C'est un film assez étrange, plutôt réussi.

Où est la main de l'homme sans tête, de Guillaume Malandrin / Stéphane Malandrin

Thriller psychologique sur la folie. Pas mal. Les défauts du film: des longueurs et un scénario trop superficiel auquel on ne peut pas véritablement donner de sens.

Night at the Museum: Battle of the Smithsonian (La nuit au musée 2), de Shawn Levy

J'avais beaucoup aimé le premier volet, qui était très drôle. Cette suite est ratée, malgré quelques passages intéressants, comme les tableaux. Je n'ai pas ri une seule fois et j'ai trouvé le film ennuyeux (trop d'action).

1 Journée, de Jacob Berger

Je n'ai pas du tout aimé. Une idée de départ intéressante: la même journée vue par trois personnages d'une même famille. La musique permet de mettre en place une certaine ambiance. Mais au final, on se retrouve devant un film creux, sans enjeu et extrêmement ennuyeux.

[2009-05-17 00:52:26 UTC]
The Famous Search Engine Wolfram Alpha

(Internet – Mathematical puzzles)

I've been told the existence of a new search engine, which would be intelligent: Wolfram Alpha. For my first search, I try the sequence of numbers: 1 2 3 5 8. I first obtain:

Error message: I'm sorry Dave, I'm afraid I can't do that... Wolfram|Alpha has temporarily exceeded its current maximum test load.

Then the same test a bit later gives me in particular:

Possible continuation: 1, 2, 3, 5, 8, 12, 17, 23, 30, 38, 47, 57, 68, 80, 93, 107, 122, 138, ...

Of course one can give a meaning to any sequence. But here there is probably a mistake. I would have agreed if I had given: 2, 2, 3, 5, 8. That said, there is a 17 in the sequence. :)

[2009-05-13 22:17:15 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-05-09/2009-05-13)

(Cinema)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Dom durakov (2002) (La maison de fous), d'Andrei Konchalovsky

Chef d'oeuvre! L'actrice principale, Yuliya Vysotskaya, est superbe (je me souviens l'avoir vue il y a trois mois dans Gloss, du même réalisateur).

Jitsuroku rengô sekigun: Asama sansô e no michi (United Red Army), de Kôji Wakamatsu

Docu-fiction très intéressant sur l'Armée Rouge Unifiée (Japon), de ses origines à l'affaire du chalet d'Asama. J'avais un peu peur de ne pas suivre, mais la lecture de la chronologie et autres notes de production a aidé. Le film est très long (plus de 3 heures), mais on ne sent pas trop le temps passer; il aurait tout de même gagné à être un peu plus court, car il se répète (en particulier vers le milieu du film). Un seul regret: le film n'est passé à Lyon que dans une toute petite salle, en son mono.

Easy Virtue (Un mariage de rêve), de Stephan Elliott

Comédie très drôle. Les acteurs sont excellents, y compris les seconds rôles, et j'ai bien aimé la réalisation.

Une histoire de vent (1988), de Joris Ivens / Marceline Loridan Ivens

Un documentaire comme aucun autre! J'ai beaucoup aimé certaines séquences. La projection à l'Institut Lumière (à Lyon) était précédée d'une rencontre avec Marceline Loridan Ivens sur le cinéma de Joris Ivens, animée par Daniel Pelligra (au passage, je me souviens que Marceline Loridan Ivens était venue présenter son film La petite prairie aux bouleaux (2003) au Caméo à Nancy, alors que j'habitais à Nancy).

Hiena (Hyena), de Grzegorz Lewandowski

Vu dans le cadre de la Fête de l'Europe le 9 mai. Film à voir pour son ambiance et ses images. J'ai particulièrement aimé le choix du noir et blanc avec la couleur rouge, faisant notamment partie du pull rayé de l'homme, qui m'a fait penser à Freddy Krueger (la référence me semble clairement volontaire). Le scénario est confus, mais cela peut s'expliquer si on le considère comme le point de vue de l'enfant.

Nuits d'Arabie, de Paul Kieffer

Vu dans le cadre de la Fête de l'Europe le 9 mai. La première partie fait craindre le pire, mais le film trouve toute sa force dans la seconde partie. La scène finale est très réussie. J'ai été un peu gêné par le jeu particulier des acteurs, qui ne m'a pas vraiment convaincu, mais ce jeu est peut-être volontaire, vu le style du film.

Ekko (Echo), d'Anders Morgenthaler

Vu dans le cadre de la Fête de l'Europe le 9 mai. J'ai bien aimé dans l'ensemble.

Kratki stiki (Short Circuits), de Janez Lapajne

Vu dans le cadre de la Fête de l'Europe le 9 mai. Des destins croisés. Pas mal, mais trop long.

Ferien, de Thomas Arslan

Vu dans le cadre de la Fête de l'Europe le 9 mai (je ne l'avais pas vu à sa sortie nationale). J'ai moyennement aimé.

Pescuit sportiv (Picnic), d'Adrian Sitaru

Vu dans le cadre de la Fête de l'Europe le 9 mai (je ne l'avais pas vu non plus à sa sortie nationale). L'histoire est intéressante, mais la réalisation, avec ses mouvements brusques de caméra, est insupportable! Celle de Cloverfield ne m'avait pourtant pas tellement gêné; et surtout, il y avait une bonne raison (contenu d'une cassette), alors qu'ici, celui qui tient la caméra n'est même pas un personnage du film. Dans un style similaire, Sábado, una película en tiempo real (2003) était nettement meilleur.

La mujer sin cabeza (La femme sans tête), de Lucrecia Martel

Terriblement ennuyeux.

Et concernant les Nuits en Or du Court Métrage, également par ordre de préférence:

  1. Tôt ou tard, de Jadwiga Kowalska. Très beau court métrage d'animation: fantaisiste et poétique.

  2. Frankie, de Darren Thornton. Drôle et émouvant. Mention spéciale à l'acteur qui joue l'adolescent.

  3. Uova (Scrambled), d'Alessandro Celli. Surprenant, jolie fin. J'ai beaucoup aimé.

  4. Les miettes, de Pierre Pinaud. Le début est excellent, dans un style qui m'a fait penser à la fois à Guy Maddin (ou les vieux films muets) et à Tim Burton. Mais ensuite le film traîne. Dommage, car cela aurait pu être un chef d'oeuvre.

  5. Der Verdacht, de Felix Hassenfratz. Pas mal.

  6. Lögner (Lies), de Jonas Odell. Les styles d'animation (différents pour chacune des trois histoires composant ce court métrage) sont originaux, mais j'ai eu beaucoup de mal à suivre l'abondance de dialogues.

  7. Miente, d'Isabel de Ocampo. Une jolie histoire, mais trop confuse.

  8. September, d'Esther Campbell. Le sujet, tendant vers le fantastique, aurait pu être passionnant, mais le film se révèle assez creux.

  9. Jerrycan, de Julius Avery. Sans surprise. Je n'ai pas aimé.

[2009-05-12 22:04:29 UTC]
Art With...

(Art)

[2009-05-08 23:35:25 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-05-03/2009-05-08)

(Cinema)

Avant la Fête de l'Europe à l'UGC Ciné Cité Lyon, voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

El niño pez, de Lucía Puenzo

Film magnifique pour sa photographie, son scénario non linéaire avec son côté fantastique et poétique (la légende...), ainsi que l'actrice Inés Efron, qui illumine le film. J'ai aussi beaucoup aimé la musique, et plus particulièrement la chanson Con Locura (spécialement écrite pour le film).

Lucía Puenzo a adapté son propre roman, écrit dix ans plus tôt... une adaptation très réussie puisqu'on ne ressent pas du tout que le film provient d'un roman. La réalisatrice a d'ailleurs fait beaucoup de changements (voir aussi l'interview de la réalisatrice) et le film est très visuel.

Sibiriada (1979) (Sibériade), d'Andrei Konchalovsky

Superbe! Une très grande fresque sur l'histoire de la Russie et focalisée sur un petit village isolé de Sibérie, s'étalant sur plus d'une soixantaine d'années, du début du 20e siècle aux années 1960. Réalisation dans l'ensemble classique, mais parfois plus artistique, par exemple au moment des guerres, sur une musique électronique d'Eduard Artemyev. Très belles images.

Note: le film original fait plus de 4 heures, mais il s'agissait ici de la version de 3 heures 20 minutes.

The Last House on the Left (La dernière maison sur la gauche), de Dennis Iliadis

Très bon film d'horreur, remake du film de Wes Craven, qui est apparemment lui-même un remake de Jungfrukällan (La source) d'Ingmar Bergman (je n'ai vu aucun de ces deux films). Il ne passe pas en VO à Lyon et j'ai dû aller le voir à Paris, à l'UGC Orient Express, qui est souvent le seul UGC à passer ce genre de films en VO. L'avantage est que je n'ai pas vu la bande-annonce auparavant, qui dévoile quasiment tout le film!

The Secret Life of Bees (Le secret de Lily Owens), de Gina Prince-Bythewood

Film très émouvant. J'ai beaucoup aimé. Tout comme Push (le précédent film avec Dakota Fanning, sorti deux mois auparavant), ce film est très mal distribué en France (malgré ses divers prix) et j'ai dû aussi le voir à l'UGC Orient Express.

Kurochka Ryaba (1994) (Riaba ma poule), d'Andrei Konchalovsky

Pas mal. Quelques très bons moments dans la réalisation.

The Paradine Case (1947) (Le procès Paradine), d'Alfred Hitchcock

Un Hitchcock mineur, surtout concernant le suspense, puisqu'il n'y en a quasiment pas (à cause des révélations au début du film)! Mais la réalisation est toujours bonne (dans la manière de filmer ses personnages) et le film est intéressant du point de vue humain.

Note: une seule copie pour cette reprise, et c'est Le Champo qui l'a obtenue. Elle tournera peut-être dans d'autres villes...

The Pleasure of Being Robbed, de Joshua Safdie

Film amusant, mais le sujet est mal exploité: le scénario a semble-t-il été... volé.

Niu pi (2005) (Oxhide), de Jiayin Liu

Une curiosité, un film à la limite expérimental: de très longs plans fixes, avec un placement de la caméra très particulier, quasiment en gros plan, si bien que la majorité de l'action (ou tout du moins, les personnages) se situe souvent hors champ. Trois reproches: les images sont trop sombres, on s'ennuie un peu trop, et les images ne sont pas de bonne qualité (la projection s'est faite en vidéo, mais c'était aussi le format de tournage).

Note: c'était un des films dans ma liste des films à voir, et je l'avais manqué à sa sortie, à cause de sa diffusion trop restreinte. J'ai profité de sa projection à la Cinémathèque Française.

$9.99 (Le sens de la vie pour 9.99$), de Tatia Rosenthal

Un film d'animation en stop-motion sans véritable scénario. J'ai moyennement aimé et je me suis ennuyé.

De ofrivilliga (Happy Sweden), de Ruben Östlund

Un film sans grande utilité.

The Namesake (2006) (Un nom pour un autre), de Mira Nair

Assez ennuyeux, sans émotion et sans originalité.

Vse umrut, a ya ostanus (Ils mourront tous sauf moi!), de Valeriya Gai Germanika

Filmé comme un film de vacances, pas de scénario. Nul.

[2009-05-02 22:17:21 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-04-26/2009-05-02)

(Cinema)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Yella, de Christian Petzold

Film envoûtant, à la limite du fantastique. Les images (en particulier grâce à la lumière) sont très belles et quant à l'actrice Nina Hoss, le film est à voir rien que pour elle (son prix au Festival de Berlin est amplement mérité!).

La traversée de Paris (1956), de Claude Autant-Lara

Un classique que j'avais déjà vu plusieurs fois à la télévision, et que j'ai revu en numérique haute définition (version restaurée) à l'Institut Lumière (grâce à la reprise de classiques par Gaumont, un par mois, en janvier dans le cas de ce film). Ettore Scola, qui était venu la veille à l'Institut Lumière pour une soirée spéciale à l'occasion de la rétrospective qui lui est consacrée, était resté à Lyon et était présent à cette séance!

Jodhaa Akbar, d'Ashutosh Gowariker

Très bon film de Bollywood. J'ai apprécié le côté humaniste et social relativement important, comme dans les deux précédents films de Gowariker. Le film manque cependant un peu d'intensité.

J'ai vu ce film lors d'une journée spéciale Bollywood au Comoedia à Lyon. Dommage qu'il n'ait pas eu de sortie nationale en salles en France, car on doit y perdre beaucoup en DVD et/ou sur petit écran (reste alors peut-être la solution Blu-ray avec vidéoprojecteur Full HD pour ceux qui peuvent se la permettre).

Jerichow, de Christian Petzold

J'ai beaucoup aimé. Il s'agirait d'un remake, dont je n'ai jamais vu l'original.

L'argent (1928), de Marcel L'Herbier

Vu en ciné-concert à l'Auditorium de Lyon, avec improvisation au piano par Jean-François Zygel. Film muet inspiré du roman éponyme d'Émile Zola. Un peu trop long (plus de 3 heures). Quelques plans superbes.

X-Men Origins: Wolverine, de Gavin Hood

4e volet de la série, peut-être le moins bon. J'ai bien aimé tout de même (concernant les films de super-héros, cette série est ma préférée). Pas de gros reproche. Le scénario tient la route, avec quelques rebondissements plus ou moins prévisibles. La réalisation n'est pas mauvaise, mais le réalisateur se contente du minimum. Note: bien rester à la fin du générique.

Pandora'nin kutusu (La boîte de Pandore), de Yesim Ustaoglu

Film touchant. J'ai bien aimé.

Erreur de la banque en votre faveur, de Gérard Bitton / Michel Munz

Une comédie dans un style très classique. Le scénario est bien ficelé et on passe un bon moment, mais le film manque d'originalité.

Coco avant Chanel, d'Anne Fontaine

Globalement j'ai plutôt bien aimé. Film assez inégal, qui oscille entre scènes sans grand intérêt et scènes artistiquement réussies, le tout sur une très belle musique d'Alexandre Desplat, qui rappelle par moments celle de Girl with a Pearl Earring (2003) (La jeune fille à la perle).

La sangre brota (La sangre brota - Sang impur), de Pablo Fendrik

Un film qui se laisse voir. Scénario décevant.

[2009-04-25 22:29:16 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-04-13/2009-04-25)

(Cinema)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Zero: An Investigation Into 9/11 (Zéro - Enquête sur le 11 septembre), de Franco Fracassi / Francesco Tre / Francesco Trento

Documentaire vu au Cinéma Opéra à Lyon, en présence du réalisateur Franco Fracassi. Je ne m'étais jamais intéressé de près à ce sujet, et j'y suis allé sans a priori, avec quelques doutes sur le sérieux d'un tel film. Finalement je n'ai pas été déçu: un vrai travail journalistique a été fait (et même d'ailleurs bien plus sérieusement que par Michael Moore dans ses films). C'est un documentaire à voir absolument! Le site de l'association ReOpen911 contient aussi beaucoup d'information.

Le film ne cherche pas à dire ce qui s'est réellement passé (personne ne sait) ou même à émettre des hypothèses sans fondement (une erreur qu'avait faite le journaliste français Thierry Meyssan), mais expose des éléments qui tendent à montrer ce qui ne s'est pas passé, en pointant notamment les contradictions dans la version officielle des faits, et pose un certain nombre de questions. Il contient de nombreuses interviews d'experts, des citations de documents officiels, ainsi que des témoignages. Ceux-ci ne sont a priori pas forcément fiables; le réalisateur a cependant expliqué que pour chaque témoignage inclus dans le film, au moins deux autres le corroborent. Même si certains éléments (avis d'experts...) sont erronés ou peuvent avoir une explication allant dans le sens de la version officielle, le film met en avant suffisamment de points pour avoir des doutes... Certaines choses avaient déjà été brièvement abordées dans le documentaire Fahrenheit 9/11 (2004) de Michael Moore. Le film, déjà très dense, ne contient qu'une petite partie des informations récoltées. Une suite est prévue, focalisée sur Al-Qaida et les systèmes de financement.

Le film avait été présenté au Parlement Européen de Bruxelles en février 2008.

Let's Make Money, d'Erwin Wagenhofer

Excellent documentaire, très instructif, sur le système financier mondial.

Le bal (1983), d'Ettore Scola

Excellent film, sans une seule parole: l'histoire d'une salle de bal. J'ai beaucoup aimé le travail sur les teintes: uniquement du rouge avant la guerre, puis du bleu est ajouté, puis le vert... Film vu à l'Institut Lumière, dans le cadre de la rétrospective consacrée à Ettore Scola. Je ne pense pas l'avoir déjà vu, même si je connaissais déjà un peu (j'en avais vu au moins des extraits).

Frost/Nixon (Frost/Nixon, l'heure de vérité), de Ron Howard

Adaptation d'une pièce de théâtre, d'après la véritable interview. Le côté théâtral se ressent un peu, mais l'adaptation est réussie: on a un véritable film. Les deux acteurs principaux de la pièce ont repris leurs rôles respectifs pour le film et sont parfaits!

Mr. Smith Goes to Washington (1939) (Monsieur Smith au sénat), de Frank Capra

J'ai beaucoup aimé. Film sur la corruption politique. Très bon scénario, malgré un manque de subtilité et une fin trop prévisible. Réalisation intéressante (par exemple, dans les scènes avec le chapeau de Smith) et quelques très beaux plans.

Wendy and Lucy (Wendy et Lucy), de Kelly Reichardt

Émouvant.

In the Electric Mist (Dans la brume électrique), de Bertrand Tavernier

J'ai bien aimé. Belle photographie. Mais trop de voix-off (provenant du roman?) à mon goût.

The Boston Strangler (1968) (L'étrangleur de Boston), de Richard Fleischer

D'après une histoire vraie. J'ai bien aimé, essentiellement pour l'aspect psychologique. La réalisation est également intéressante, avec ses split-screens dans tous les sens! C'était d'ailleurs le premier film à utiliser cette technique.

Adoration, d'Atom Egoyan

Joli film (il faut dire que j'aime beaucoup le style en puzzle d'Atom Egoyan), mais au final, les intentions du réalisateur ne sont pas claires.

Rachel Getting Married (Rachel se marie), de Jonathan Demme

Film émouvant. À voir beaucoup plus pour la prestation d'Anne Hathaway que pour la réalisation.

Nanook of the North (1922) (Nanouk l'Esquimau), de Robert J. Flaherty

Documentaire sur les Inuits, avec une mise en scène assez visible et même quelques effets spéciaux! J'ai bien aimé. Je l'ai vu en ciné-concert à l'Institut Lumière, avec improvisation musicale très intéressante par trois musiciens de l'ARFI: Michel Boiton, Christian Rollet et Jean-Luc Peilhon.

Salaam Bombay! (1988), de Mira Nair

Film sur les enfants des rues à Bombay. Il s'agit d'une fiction, mais c'est quasiment un documentaire. Un reproche: le scénario est trop léger et le film trop long. J'ai trouvé que la musique collait très bien au film. Globalement, j'ai bien aimé, sans plus.

Madárszabadító, felhö, szél (Le sauveur d'oiseaux, les nuages et le vent), d'István Szaladják

Vu en présence du réalisateur hongrois István Szaladják, dont c'est le premier long métrage. On n'a malheureusement eu le droit qu'à un DVD, les organisateurs n'ayant pas voulu projeter la copie 35 mm sous-titrée en anglais et en hongrois (le film ayant été tourné en russe), alors que c'est le genre de film qui ne doit se voir qu'en 35 mm. Concernant le film lui-même, il est très spécial, avec un côté contemplatif; il a été comparé à du Tarkovsky. Mais je trouve qu'il manque de profondeur et la réalisation est peu originale.

OSS 117: Rio ne répond plus, de Michel Hazanavicius

Parodie de films d'espionnage, suite de OSS 117: Le Caire nid d'espions (2006). C'est un film qui se laisse voir. Je l'ai préféré au premier volet: moins ennuyeux.

Genova (Un été italien), de Michael Winterbottom

Le sujet abordé est intéressant, mais il manque un scénario et une véritable fin.

Les Barbouzes (1964), de Georges Lautner

Pas mal, mais le film se répète.

Aruitemo aruitemo (Still Walking), de Hirokazu Koreeda

Dans l'ensemble, je n'ai pas tellement aimé. J'avais déjà été déçu par Nobody Knows (2004), du même réalisateur. J'ai tout de même trouvé quelques beaux passages, comme celui avec la chanson Blue Light Yokohama par Ayumi Ishida.

Villa Amalia, de Benoît Jacquot

Film creux et soporifique. Quelques beaux paysages.

Chéri, de Stephen Frears

Je n'ai pas du tout accroché. De plus, je n'ai pas apprécié que le film (tiré d'un roman français) soit en anglais, car il se passe en France et les personnages sont français. Pourquoi ne pas avoir fait une véritable adaptation en tenant compte de la langue de tournage, donc en situant par exemple l'action en Angleterre? Seul point fort du film: la musique d'Alexandre Desplat.



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