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Blog de Vincent Lefèvre (en français, si disponible)

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[2009-06-29 20:52:57 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-06-18/2009-06-29)

(Cinéma)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Home, de Yann Arthus-Bertrand

Documentaire magnifique! Probablement le meilleur que j'ai vu jusqu'à présent. Les paysages (qu'ils soient naturels ou non) sont époustouflants. Concernant le message, ce film est dans la lignée du documentaire An Inconvenient Truth (2006) (Une vérité qui dérange), mais il ne traite pas seulement du réchauffement climatique: plus généralement, la destruction de la planète par l'homme. D'autre part, du point de vue artistique, il est loin au-dessus: essentiellement pour les paysages, mais aussi pour la bande originale (principalement d'Armand Amar). Le film fait également penser à Manufactured Landscapes (2006) (Paysages manufacturés), qui avait aussi de splendides images. La voix-off est très intéressante.

J'ai vu le film lors d'une des dernières séances à Lyon, au Comoedia, plus de 3 semaines après sa sortie, et excellente surprise: il passait dans la salle 1 (la plus grande salle)! Les images sont très bien rendues sur grand écran, ce qui n'était pas le cas de celles de La Terre vue du ciel (2004).

Okuribito (Departures), d'Yôjirô Takita

Excellent film! Beaucoup d'humour noir au début, puis beaucoup d'émotion. Très belles images. J'ai aimé aussi la musique, qui s'intègre bien à l'histoire, car le personnage principal est violoncelliste.

On y retrouve notamment Masahiro Motoki, qui avait joué dans Bird People in China (1998), Ryoko Hirosue, qui était la jeune fille dans Wasabi (2001), et Tsutomu Yamazaki, qui avait joué dans Kagemusha (1980).

La teta asustada (Fausta), de Claudia Llosa

Film traitant de faits historiques au Pérou. J'ai beaucoup aimé la façon dont la réalisatrice traite son sujet. C'est un film envoûtant, qui mérite son Ours d'Or obtenu à Berlin!

A Time to Love and a Time to Die (1958) (Le temps d'aimer et le temps de mourir), de Douglas Sirk

J'ai beaucoup aimé. Mon principal reproche: le film a été tourné en anglais, si bien que les Allemands (qui sont les personnages principaux) parlent en anglais.

Vu à l'Institut Lumière, dans le cadre de la rétrospective Douglas Sirk (juin/juillet 2009), en avant-première de la ressortie en salles.

The Ghost and Mrs. Muir (1947) (L'aventure de Madame Muir), de Joseph L. Mankiewicz

Joli film, plus romantique que fantastique (et pour une fois, je préfère le titre français). Très bonne réalisation, en particulier la scène finale. Mais quelques longueurs.

À noter l'un des premiers rôles de Natalie Wood, encore enfant.

Fais-moi plaisir!, d'Emmanuel Mouret

Bonne petite comédie, peut-être un peu en-dessous des précédents films du réalisateur. Mais ce dernier sait toujours aussi bien choisir ses actrices.

Ne te retourne pas, de Marina de Van

Le début du film laisse craindre le pire: en plus d'un début de scénario qui paraît artificiel, la réalisation est mauvaise (trop de gros plans imparfaits, d'autant plus que le format 2.35 : 1 se prête mal à de tels plans), de même que le jeu des acteurs. Puis le film s'améliore petit à petit. Les transformations sont bien maîtrisées et la fin est réussie (sauf la scène finale). Dans les détails, le scénario me semble tout de même peu convaincant.

Piano no mori (Piano Forest), de Masayuki Kojima

Joli film d'animation musical (piano), mais destiné essentiellement aux enfants.

Amreeka (Amerrika), de Cherien Dabis

Un petit film qui se laisse voir, pour son sujet uniquement. Mes reproches: le scénario manque de finesse et la réalisation est décevante, car la caméra bouge beaucoup trop et la lumière n'est pas maîtrisée; d'autre part, l'IMDb indique que le film a été tourné en 35 mm, mais la qualité de l'image ressemble beaucoup à celle d'une caméra DV.

[2009-06-21 00:28:51 UTC]
Serveur web de MPFR injoignable

(CariBlog – MPFR)

Pour une raison inconnue, le serveur web de MPFR (mpfr.org) est injoignable depuis l'après-midi du samedi 20 juin (au moins); d'autres serveurs hébergés au Loria sont aussi affectés. Ceci peut durer jusqu'à lundi. Désolé pour le dérangement.

[Mise à jour] C'est reparti depuis 2009-10-22 07:00 UTC. C'était dû à une coupure de courant.

[2009-06-17 22:38:37 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-06-07/2009-06-17)

(Cinéma)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Coraline, de Henry Selick

Vu en 3D et en VO. L'animation est excellente. L'histoire est très intéressante, mais ne va peut-être pas assez loin. J'ai bien aimé la musique. La 3D permet de rendre certaines scènes plus impressionnantes, comme le passage entre les deux mondes (qui n'est pas un effet 3D que l'on pourrait considérer comme gratuit).

C'est un des rares films qui passent en France à la fois en 3D et en VO, mais malheureusement dans très peu de salles, et en particulier aucune à Lyon. En fait, j'ai eu la chance d'être aux États-Unis alors que le film passait dans un cinéma (qui venait de se doter du système de projection 3D avec commande des lunettes par infrarouge) à 50 mètres de mon hôtel. Et c'était d'ailleurs à Portland dans l'Orégon, la ville où est basée la société de production (LAIKA) et l'état où se déroule le film!

Jaffa, de Keren Yedaya

Très beau film. Dana Ivgy est bouleversante. J'ai bien aimé la mise en scène, en particulier la scène finale.

Daleks' Invasion Earth: 2150 A.D. (1966) (Les Daleks envahissent la Terre), de Gordon Flemyng

Film de science-fiction rigolo (surtout grâce aux robots, très particuliers), vu au tout premier Festival International de l'an 2000 à Lyon. Il s'agissait apparemment de la première projection de ce film en France. La copie 35 mm était non sous-titrée, mais les organisateurs ont fait les sous-titres à la main.

It's a Wonderful Life (1946) (La vie est belle), de Frank Capra

Joli film, quoique un peu lourd. La copie était de mauvaise qualité, avec plusieurs petits problèmes de projection, mais cela n'a pas empêché d'apprécier le film.

La maison Nucingen, de Raoul Ruiz

Film bizarre, dans la lignée des autres films du réalisateur: envoûtant mais trop hermétique. J'ai surtout apprécié la beauté des images, avec le style saturé de la vidéo et notamment quelques somptueux paysages.

The Tarnished Angels (1958) (La ronde de l'aube), de Douglas Sirk

J'ai bien aimé, sans plus. Vu à l'Institut Lumière, dans le cadre de la rétrospective Douglas Sirk (juin/juillet 2009). La copie était de très bonne qualité, peut-être grâce à la reprise du film en juillet 2008.

The Rocky Horror Picture Show (1975), de Jim Sharman

Adaptation d'une comédie musicale très particulière. J'avais voulu la voir au Studio Galande à Paris il y a quelque temps (entre deux films), mais il n'y avait plus de place. Je l'ai finalement vue en plein air sur les berges du Rhône, dans le cadre du premier Festival International de l'an 2000 à Lyon. Bien que considéré comme culte, ce n'est pas un très grand film. Mais ça change de ce qu'on peut voir habituellement. Ce qui manque le plus, c'est probablement un scénario.

Terminator Salvation (Terminator renaissance), de McG

Pas mal. La principale bonne idée, ce sont les nouveaux types de robots. Les effets spéciaux sont bons, mais n'impressionnent plus. Quant au scénario, c'est n'importe quoi. J'ai aussi regretté l'absence d'humour (à part le I'll be back).

Story of Jen, de François Rotger

Moyen. Le film, inspiré d'une histoire vraie, est lent, le scénario est construit bizarrement et reste superficiel, la voix-off ne fonctionne pas bien, et Laurence Leboeuf fait trop âgée pour son rôle. En revanche, la partie dans le parc national vers la fin est intéressante et avec de beaux paysages.

Sunshine Cleaning, de Christine Jeffs

Sans émotion et ennuyeux.

[2009-06-15 17:32:37 UTC]
Articles d'Arith-19 disponibles

(CariBlog)

Quelques informations après la conférence Arith-19... Les articles peuvent être récupérés depuis la page du programme du site web d'Arith-19. La date limite pour le numéro spécial est le 2009-08-03.

[2009-06-06 02:17:46 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-05-31/2009-06-05)

(Cinéma)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Antichrist, de Lars von Trier

Superbe! La scène du prologue est absolument géniale. J'ai trouvé la suite du film un peu ennuyeuse, mais avec quelques très belles scènes. Puis le film bascule dans l'horreur délirante (ce qui m'a fait penser à du Takashi Miike, et d'ailleurs certains spectateurs sont sortis de la salle à ce moment-là) et devient alors bien plus intéressant (pour les amateurs de ce style de film).

Charlotte Gainsbourg a eu le prix d'interprétation à Cannes. C'est d'autant plus bizarre que les véritables qualités du film sont ailleurs.

Tellement proches, d'Olivier Nakache / Eric Toledano

Cette comédie ne brille pas par sa mise en scène, mais elle est hilarante et surprenante, et les acteurs sont très bons, et c'est l'essentiel... en tout cas, loin au-dessus de Nos jours heureux (2006) et de Je préfère qu'on reste amis (2005), les deux comédies précédentes des réalisateurs.

Film vu en avant-première à l'UGC Ciné Cité de Lyon, en présence des réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano, et des acteurs Omar Sy et Joséphine de Meaux.

All the Invisible Children (Les enfants invisibles), de Mehdi Charef / Emir Kusturica / Spike Lee / Kátia Lund / Jordan Scott / Ridley Scott / Stefano Veneruso / John Woo

Joli film collectif, très inégal. Les 7 histoires sont projetées par ordre alphabétique des réalisateurs. La première, de Mehdi Charef, est soporifique. Emir Kusturica permet de réveiller tout le monde, avec son style bien à lui. Mes deux préférées sont celles, très émouvantes, de Spike Lee et de John Woo.

Looking for Eric, de Ken Loach

Entre drame et comédie. J'ai bien aimé.

No Popcorn on the Floor, de Gaël Mocaër

Documentaire vu au Zola à Villeurbanne, en présence du réalisateur Gaël Mocaër. Ce film traite du seul cinéma indépendant à Bayonne: l'Atalante.

J'ai trouvé ce documentaire globalement intéressant, et assez original, dans la mesure où c'est le premier documentaire que je vois sur un cinéma indépendant. J'ai aussi bien aimé les quelques passages humoristiques.

Note: le film s'appelait à l'origine Une saison sans popcorn, mais le réalisateur n'était pas satisfait de ce titre et l'a finalement changé en No Popcorn on the Floor.

A Complete History of My Sexual Failures (Toute l'histoire de mes échecs sexuels), de Chris Waitt

Véritable documentaire assez drôle, mais un peu long.

Reazione a catena (1971) (La baie sanglante), de Mario Bava

Vu en avant-première de sa reprise en France en copie restaurée, lors de l'Étrange Séance du 2 juin 2009. Il s'agissait de la version anglaise.

C'est un film qui se laisse voir, sans plus. J'ai bien aimé la fin.

Je l'aimais, de Zabou Breitman

Long et lourd. Aucune émotion. De plus, Daniel Auteuil n'est pas très crédible. Concernant Marie-Josée Croze, je l'avais préférée dans ses autres films. Florence Loiret-Caille est la seule à vraiment s'en sortir, mais elle n'a relativement qu'un petit rôle.

Genenet al asmak (L'Aquarium), de Yousry Nasrallah

Vu à l'Institut Lumière dans le cadre du festival Fenêtres sur le Cinéma du Sud (mai 2009), en présence du réalisateur Yousry Nasrallah. Je n'ai pas accroché.

Le réalisateur a expliqué qu'il a fait deux versions de son film: une pour le cinéma de 1 h 50 et une pour la télévision, à savoir, la chaîne Arte, car Arte avait demandé un film de 1 h 30 pour rentrer dans la grille de ses programmes. La version pour le cinéma contient une partie histoire de 1 h 30 filmée en 35 mm et 20 minutes d'interviews (qui restent entièrement de la fiction) filmées en numérique haute définition afin de mettre les comédiens à l'aise (car refaire une prise ne coûte rien en numérique). Pour la version télé, le réalisateur a choisi de supprimer les interviews; c'est cette version qui a été projetée à l'Institut Lumière (en numérique, semble-t-il). Le réalisateur revendique complètement les deux versions, qui sont, selon lui, très différentes.

I coltelli del vendicatore (1966) (Duel au couteau), de Mario Bava

Vu en avant-première de sa reprise en France en copie restaurée, lors de l'Étrange Séance du 2 juin 2009. Il s'agissait de la version anglaise.

Je n'ai pas du tout aimé. Le film est complètement ridicule. Ça fait juste rire de temps en temps.

Geliebte Clara (Clara), de Helma Sanders-Brahms

Nul. Tout d'abord, le film était annoncé en VO sur les programmes, mais en fait, il ne semble pas y avoir de version originale: d'après le générique de fin, il y a une version allemande et une version française, et certains des acteurs sont doublés dans les deux versions. C'était la version française qui était projetée. Outre le fait que le français ne correspond pas à la langue réelle, le doublage en français est catastrophique: les acteurs semblent lire leur texte (j'ai même d'ailleurs l'impression que tout était postsynchronisé). Ce n'est pas tout... Les dialogues sont dignes d'un mauvais téléfilm. Avec cela, il est impossible d'avoir une interprétation correcte. Quant au scénario et à la réalisation, je n'ai rien vu de bien intéressant. Alors que reste-t-il? D'une part, la musique (j'y suis allé principalement pour cela), mais la qualité technique de la projection laissait à désirer (son analogique, parfois saturé, dans une petite salle), et d'autre part, la photographie, très soignée. Seul le passage entièrement musical de la fin du film est à sauver.

[2009-05-31 10:16:19 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-05-24/2009-05-30)

(Cinéma)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Brutti sporchi e cattivi (1976) (Affreux, sales et méchants), d'Ettore Scola

Superbe comédie délirante. La réalisation est excellente, avec de sublimes plans-séquences; le réalisateur refera un plan-séquence du même genre dans Une journée particulière (1977). J'ai aussi bien aimé la musique.

Film vu en copie neuve lors de son unique projection à l'Institut Lumière, dans le cadre de la rétrospective consacrée à Ettore Scola, en avant-première de sa reprise nationale en juillet 2009.

Drag Me to Hell (Jusqu'en enfer), de Sam Raimi

Excellent film d'horreur, bien gore et très éprouvant. J'ai beaucoup aimé la fin. Alison Lohman est une nouvelle fois superbe. C'est le meilleur film de Sam Raimi que j'ai vu.

L'aube du monde, d'Abbas Fahdel

Voir mon billet du 26 mai.

Put lubenica (Passeur d'espoir), de Branko Schmidt

Très beau film. J'ai bien aimé le travail sur la lumière. Jolie musique.

Falling from Earth, de Chadi Zeneddine

Vu à l'Institut Lumière dans le cadre du festival Fenêtres sur le Cinéma du Sud. Très beau film expérimental, dans un style contemplatif, à la limite du fantastique. Il est très difficile de suivre le film et de voir où le réalisateur veut en venir exactement (au-delà de ce qu'il dit sur le site officiel ou dans First Jordan), surtout après une seule vision, mais artistiquement, c'est superbe.

Eid milad Laila (L'anniversaire de Laïla), de Rashid Masharawi

Vu en avant-première à l'Institut Lumière dans le cadre du festival Fenêtres sur le Cinéma du Sud. Une critique de la société palestinienne par un Palestinien. J'ai bien aimé. La fin est très réussie.

The Adventures of Robin Hood (1938) (Les aventures de Robin des Bois), de Michael Curtiz / William Keighley

J'ai bien aimé, sauf la musique, que j'ai fini par trouver désagréable. On aurait dit une partition ajoutée au film, mais pas une musique écrite pour le film.

Vu au Cinéma Opéra à Lyon, où de vieux films comme celui-là sont projetés de temps en temps. À la première des deux séances de la semaine, nous n'étions que quatre dans la salle, tous les quatre des habitués de l'Institut Lumière!

Los abrazos rotos (Étreintes brisées), de Pedro Almodóvar

J'ai moyennement aimé. Le scénario est décevant, le film est long et l'émotion ne passe pas.

[2009-05-30 21:59:18 UTC]
Concert Farinelli et la musique napolitaine

(Musique – Lyon)

Je suis allé au concert Farinelli et la musique napolitaine donné par Philippe Jaroussky et l'ensemble Matheus le 28 mai à la Chapelle de la Trinité, à Lyon. J'avais eu une des dernières places en réservant début août. Au programme: des airs de Geminiano Giacomelli (La Merope), Egidio Romualdo Duni (Demofoonte), Johann Adolph Hasse (Artaserse) et Nicola Porpora (Polifemo), et en partie instrumentale, l'ouverture de la Fida Ninfa et le concerto pour 2 violons RV 513 d'Antonio Vivaldi, ainsi que le concerto pour traverso et flûte à bec de Georg Philipp Telemann. Et en bis, d'après ce que j'ai compris, l'air le plus connu de Polifemo (que Philippe Jaroussky avait donné pour la première fois ici-même?) et un autre air magnifique; je n'avais pas retenu, mais en recherchant un peu hasard sur Internet, j'ai retrouvé: Sento in seno de Vivaldi (cette vidéo avait été enregistrée le 2 février 2006 à la Chapelle de la Trinité).

C'était un concert exceptionnel, peut-être le plus beau que j'ai entendu à Lyon. Alors que les parties instrumentales sont souvent moins intéressantes (AMHA), les deux concertos étaient tout aussi magnifiques.

[2009-05-26 21:51:18 UTC]
L'aube du monde

(Cinéma – Lyon)

Je suis allé voir L'aube du monde en avant-première à l'Institut Lumière. Il s'agissait de la soirée d'ouverture du festival Fenêtres sur le Cinéma du Sud, en présence du réalisateur irakien Abbas Fahdel, qui est même resté pendant la projection pour revoir son film (car il ne pensait pas avoir l'occasion de le revoir dans une aussi belle salle).

J'ai trouvé le film magnifique, principalement pour ses paysages, mais aussi pour son histoire (même si elle est peu développée) et sa musique, ainsi que l'actrice Hafsia Herzi. Le film est assez lent, dans un style contemplatif, mais je ne me suis pas du tout ennuyé, probablement parce qu'il est très bien filmé. Bref, c'est un film à voir! Il sort demain sur les écrans en France.

Le film se passe dans le sud de l'Irak près de la frontière iranienne (région considérée comme la localisation du Jardin d'Éden), qui était, au moment où se déroule l'action (de la guerre Iran-Irak à la première guerre du Golfe), une région marécageuse. Mais suite à l'opposition des habitants au régime de Saddam Hussein, cette région a été asséchée par Saddam Hussein pour exterminer la population. C'est la raison pour laquelle le réalisateur n'a pas pu tourner son film en Irak. Côté Iran, la seule partie restée intacte est interdite par les autorités à cause des mines (raison officielle). Abbas Fahdel a alors choisi de tourner en Égypte. Le réalisateur a d'abord donné le scénario à l'équipe égyptienne et leur a expliqué ce qu'il voulait. Ils ont indiqué un endroit près du Caire (car tous les films se font au Caire), mais on voyait une usine, un poteau électrique, etc., ce qui ne convenait évidemment pas. Ils ont insisté: avec le numérique, on peut tout effacer! Le réalisateur a finalement trouvé sur une carte d'Égypte, et le tournage s'est fait sur le lac Manzala, vers le canal de Suez, dans des conditions extrêmement difficiles.

L'actrice Hafsia Herzi, qui est française, a été choisie alors qu'elle venait de tourner dans La graine et le mulet (dont le montage n'était d'ailleurs pas encore fait). Elle ne parlait par irakien, et a dû apprendre la langue, comme les autres acteurs.

[2009-05-23 21:56:22 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-05-14/2009-05-23)

(Cinéma)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

The Boat That Rocked (Good Morning England), de Richard Curtis

Hilarant! La comédie de l'année? De plus, pour son aspect politique, ce film arrive à point.

La siciliana ribelle (La sicilienne), de Marco Amenta

Inspiré de faits réels. J'ai beaucoup aimé. Excellente interprétation de Veronica D'Agostino (qui avait joué dans Respiro).

Cléo de 5 à 7 (1962), d'Agnès Varda

J'ai beaucoup aimé. C'est un film en temps réel: de 17 h 00 à 18 h 30 (à ce propos, les horloges à Paris ne semblent pas à l'heure!). De bonnes idées dans la réalisation, par exemple la scène où Cléo est sur la balançoire dans son appartement et où elle semble avoir des ailes, et aussi les cartes en couleur au début du film, le reste du film étant en noir et blanc. Un reproche: les zooms trop rapides à mon goût.

Una giornata particolare (1977) (Une journée particulière), d'Ettore Scola

J'ai bien aimé. La réalisation offre quelques grands moments, comme le plan-séquence du réveil (au début du film), grandiose. Mon seul reproche: des longueurs vers la fin. Film vu à l'Institut Lumière, dans le cadre de la rétrospective consacrée à Ettore Scola.

Vengeance, de Johnnie To

Bon film, dans le style typique de Johnnie To, malgré la mauvaise prestation de Johnny Hallyday. Sinon on retrouve 5 des acteurs fétiches de Johnnie To.

Star Trek, de J.J. Abrams

J'ai bien aimé. Le scénario est bien écrit et on ne s'ennuie pas un instant.

Note. Je ne connais pas la série TV et c'est seulement le deuxième de la série des films Star Trek que je vois, après Star Trek: First Contact (1996). Il n'est donc pas nécessaire d'être un fan pur et dur pour apprécier ce film; cependant ce dernier est probablement sur-coté sur l'IMDb.

Män som hatar kvinnor (Millénium), de Niels Arden Oplev

Un bon thriller au scénario solide, mais sans grande originalité, à part le fait que l'action se déroule en Suède. Le réalisateur se contente du minimum, de même que les acteurs, à part l'actrice Noomi Rapace, remarquable.

Note: l'ordinateur de Lisbeth est sous Linux avec la distribution Debian ou dérivée. En effet, on voit une liste de fichiers sous le répertoire /var/lib/dpkg. Au passage, je me demande pourquoi la fille liste ces fichiers.

Scarface (1932), de Howard Hawks

J'ai bien aimé. La copie n'était malheureusement pas de très bonne qualité.

Un autre homme, de Lionel Baier

Le film, dans un sublime noir et blanc, commence lentement et ne décolle véritablement qu'après sa première moitié. La scène érotique avec les baguettes (de laquelle est extraite la photo de l'affiche du film) est particulièrement marquante. J'ai beaucoup apprécié le jeu de Natacha Koutchoumov, envoûtante.

Je vais te manquer, d'Amanda Sthers

Vu en avant-première en présence de la réalisatrice Amanda Sthers et des actrices Cécile Cassel et Ariane Seguillon. J'ai bien aimé. La séquence du générique avec les deux petites filles (les deux soeurs) est superbe. Ensuite le film part pendant une heure dans tous les sens; on rit de temps en temps et on s'ennuie un peu. Et à la fin du film, les destins de croisent; cette partie est un peu moins drôle (quoique la scène de l'annonce est excellente, peut-être la plus drôle du film), mais plus émouvante. Tout cela est très classique, à part peut-être la fin, avec son aspect contemplatif très réussi. Le film bénéficie aussi d'un bon casting.

Incognito, d'Eric Lavaine

Assez bonne comédie. Ce n'est pas très original et on n'y croit pas une seconde, mais on rit souvent. Il y a, paraît-il, pas mal de références aux chansons de Bénabar; malheureusement, je ne connais pas...

Der Golem, wie er in die Welt kam (1920) (Le golem), de Carl Boese / Paul Wegener

Version restaurée sous l'égide du Musée du film à Munich, en noir et blanc teinté, vue à la Villa Lumière (Muet du mois, 16 mai 2009). J'ai plutôt bien aimé.

La più bella serata della mia vita (1972) (La plus belle soirée de ma vie), d'Ettore Scola

Vu à l'Institut Lumière, dans le cadre de la rétrospective consacrée à Ettore Scola. Le film a été projeté en version française (comme l'a voulu le réalisateur), car les principaux acteurs sont français, et comme il est dit sur la pellicule juste avant le film, cette version est considérée comme la véritable version originale. C'est un film assez étrange, plutôt réussi.

Où est la main de l'homme sans tête, de Guillaume Malandrin / Stéphane Malandrin

Thriller psychologique sur la folie. Pas mal. Les défauts du film: des longueurs et un scénario trop superficiel auquel on ne peut pas véritablement donner de sens.

Night at the Museum: Battle of the Smithsonian (La nuit au musée 2), de Shawn Levy

J'avais beaucoup aimé le premier volet, qui était très drôle. Cette suite est ratée, malgré quelques passages intéressants, comme les tableaux. Je n'ai pas ri une seule fois et j'ai trouvé le film ennuyeux (trop d'action).

1 Journée, de Jacob Berger

Je n'ai pas du tout aimé. Une idée de départ intéressante: la même journée vue par trois personnages d'une même famille. La musique permet de mettre en place une certaine ambiance. Mais au final, on se retrouve devant un film creux, sans enjeu et extrêmement ennuyeux.

[2009-05-17 00:52:26 UTC]
Le fameux moteur de recherche Wolfram Alpha

(Internet – Jeux mathématiques)

On m'a signalé l'existence d'un nouveau moteur de recherche, qui serait intelligent: Wolfram Alpha. Pour ma première recherche, j'essaie la suite de nombres: 1 2 3 5 8. J'obtiens tout d'abord:

Message d'erreur: I'm sorry Dave, I'm afraid I can't do that... Wolfram|Alpha has temporarily exceeded its current maximum test load.

Puis le même test un peu plus tard me donne notamment:

Possible continuation: 1, 2, 3, 5, 8, 12, 17, 23, 30, 38, 47, 57, 68, 80, 93, 107, 122, 138, ...

Évidemment on peut donner un sens à chaque suite. Mais là il y a probablement une erreur. J'aurais été d'accord si j'avais donné: 2, 2, 3, 5, 8. Ceci dit, il y a un 17 dans la suite. :)

[2009-05-13 22:17:15 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-05-09/2009-05-13)

(Cinéma)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Dom durakov (2002) (La maison de fous), d'Andrei Konchalovsky

Chef d'oeuvre! L'actrice principale, Yuliya Vysotskaya, est superbe (je me souviens l'avoir vue il y a trois mois dans Gloss, du même réalisateur).

Jitsuroku rengô sekigun: Asama sansô e no michi (United Red Army), de Kôji Wakamatsu

Docu-fiction très intéressant sur l'Armée Rouge Unifiée (Japon), de ses origines à l'affaire du chalet d'Asama. J'avais un peu peur de ne pas suivre, mais la lecture de la chronologie et autres notes de production a aidé. Le film est très long (plus de 3 heures), mais on ne sent pas trop le temps passer; il aurait tout de même gagné à être un peu plus court, car il se répète (en particulier vers le milieu du film). Un seul regret: le film n'est passé à Lyon que dans une toute petite salle, en son mono.

Easy Virtue (Un mariage de rêve), de Stephan Elliott

Comédie très drôle. Les acteurs sont excellents, y compris les seconds rôles, et j'ai bien aimé la réalisation.

Une histoire de vent (1988), de Joris Ivens / Marceline Loridan Ivens

Un documentaire comme aucun autre! J'ai beaucoup aimé certaines séquences. La projection à l'Institut Lumière (à Lyon) était précédée d'une rencontre avec Marceline Loridan Ivens sur le cinéma de Joris Ivens, animée par Daniel Pelligra (au passage, je me souviens que Marceline Loridan Ivens était venue présenter son film La petite prairie aux bouleaux (2003) au Caméo à Nancy, alors que j'habitais à Nancy).

Hiena (Hyena), de Grzegorz Lewandowski

Vu dans le cadre de la Fête de l'Europe le 9 mai. Film à voir pour son ambiance et ses images. J'ai particulièrement aimé le choix du noir et blanc avec la couleur rouge, faisant notamment partie du pull rayé de l'homme, qui m'a fait penser à Freddy Krueger (la référence me semble clairement volontaire). Le scénario est confus, mais cela peut s'expliquer si on le considère comme le point de vue de l'enfant.

Nuits d'Arabie, de Paul Kieffer

Vu dans le cadre de la Fête de l'Europe le 9 mai. La première partie fait craindre le pire, mais le film trouve toute sa force dans la seconde partie. La scène finale est très réussie. J'ai été un peu gêné par le jeu particulier des acteurs, qui ne m'a pas vraiment convaincu, mais ce jeu est peut-être volontaire, vu le style du film.

Ekko (Echo), d'Anders Morgenthaler

Vu dans le cadre de la Fête de l'Europe le 9 mai. J'ai bien aimé dans l'ensemble.

Kratki stiki (Short Circuits), de Janez Lapajne

Vu dans le cadre de la Fête de l'Europe le 9 mai. Des destins croisés. Pas mal, mais trop long.

Ferien, de Thomas Arslan

Vu dans le cadre de la Fête de l'Europe le 9 mai (je ne l'avais pas vu à sa sortie nationale). J'ai moyennement aimé.

Pescuit sportiv (Picnic), d'Adrian Sitaru

Vu dans le cadre de la Fête de l'Europe le 9 mai (je ne l'avais pas vu non plus à sa sortie nationale). L'histoire est intéressante, mais la réalisation, avec ses mouvements brusques de caméra, est insupportable! Celle de Cloverfield ne m'avait pourtant pas tellement gêné; et surtout, il y avait une bonne raison (contenu d'une cassette), alors qu'ici, celui qui tient la caméra n'est même pas un personnage du film. Dans un style similaire, Sábado, una película en tiempo real (2003) était nettement meilleur.

La mujer sin cabeza (La femme sans tête), de Lucrecia Martel

Terriblement ennuyeux.

Et concernant les Nuits en Or du Court Métrage, également par ordre de préférence:

  1. Tôt ou tard, de Jadwiga Kowalska. Très beau court métrage d'animation: fantaisiste et poétique.

  2. Frankie, de Darren Thornton. Drôle et émouvant. Mention spéciale à l'acteur qui joue l'adolescent.

  3. Uova (Scrambled), d'Alessandro Celli. Surprenant, jolie fin. J'ai beaucoup aimé.

  4. Les miettes, de Pierre Pinaud. Le début est excellent, dans un style qui m'a fait penser à la fois à Guy Maddin (ou les vieux films muets) et à Tim Burton. Mais ensuite le film traîne. Dommage, car cela aurait pu être un chef d'oeuvre.

  5. Der Verdacht, de Felix Hassenfratz. Pas mal.

  6. Lögner (Lies), de Jonas Odell. Les styles d'animation (différents pour chacune des trois histoires composant ce court métrage) sont originaux, mais j'ai eu beaucoup de mal à suivre l'abondance de dialogues.

  7. Miente, d'Isabel de Ocampo. Une jolie histoire, mais trop confuse.

  8. September, d'Esther Campbell. Le sujet, tendant vers le fantastique, aurait pu être passionnant, mais le film se révèle assez creux.

  9. Jerrycan, de Julius Avery. Sans surprise. Je n'ai pas aimé.

[2009-05-12 22:04:29 UTC]
De l'art avec...

(Art)

[2009-05-08 23:35:25 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-05-03/2009-05-08)

(Cinéma)

Avant la Fête de l'Europe à l'UGC Ciné Cité Lyon, voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

El niño pez, de Lucía Puenzo

Film magnifique pour sa photographie, son scénario non linéaire avec son côté fantastique et poétique (la légende...), ainsi que l'actrice Inés Efron, qui illumine le film. J'ai aussi beaucoup aimé la musique, et plus particulièrement la chanson Con Locura (spécialement écrite pour le film).

Lucía Puenzo a adapté son propre roman, écrit dix ans plus tôt... une adaptation très réussie puisqu'on ne ressent pas du tout que le film provient d'un roman. La réalisatrice a d'ailleurs fait beaucoup de changements (voir aussi l'interview de la réalisatrice) et le film est très visuel.

Sibiriada (1979) (Sibériade), d'Andrei Konchalovsky

Superbe! Une très grande fresque sur l'histoire de la Russie et focalisée sur un petit village isolé de Sibérie, s'étalant sur plus d'une soixantaine d'années, du début du 20e siècle aux années 1960. Réalisation dans l'ensemble classique, mais parfois plus artistique, par exemple au moment des guerres, sur une musique électronique d'Eduard Artemyev. Très belles images.

Note: le film original fait plus de 4 heures, mais il s'agissait ici de la version de 3 heures 20 minutes.

The Last House on the Left (La dernière maison sur la gauche), de Dennis Iliadis

Très bon film d'horreur, remake du film de Wes Craven, qui est apparemment lui-même un remake de Jungfrukällan (La source) d'Ingmar Bergman (je n'ai vu aucun de ces deux films). Il ne passe pas en VO à Lyon et j'ai dû aller le voir à Paris, à l'UGC Orient Express, qui est souvent le seul UGC à passer ce genre de films en VO. L'avantage est que je n'ai pas vu la bande-annonce auparavant, qui dévoile quasiment tout le film!

The Secret Life of Bees (Le secret de Lily Owens), de Gina Prince-Bythewood

Film très émouvant. J'ai beaucoup aimé. Tout comme Push (le précédent film avec Dakota Fanning, sorti deux mois auparavant), ce film est très mal distribué en France (malgré ses divers prix) et j'ai dû aussi le voir à l'UGC Orient Express.

Kurochka Ryaba (1994) (Riaba ma poule), d'Andrei Konchalovsky

Pas mal. Quelques très bons moments dans la réalisation.

The Paradine Case (1947) (Le procès Paradine), d'Alfred Hitchcock

Un Hitchcock mineur, surtout concernant le suspense, puisqu'il n'y en a quasiment pas (à cause des révélations au début du film)! Mais la réalisation est toujours bonne (dans la manière de filmer ses personnages) et le film est intéressant du point de vue humain.

Note: une seule copie pour cette reprise, et c'est Le Champo qui l'a obtenue. Elle tournera peut-être dans d'autres villes...

The Pleasure of Being Robbed, de Joshua Safdie

Film amusant, mais le sujet est mal exploité: le scénario a semble-t-il été... volé.

Niu pi (2005) (Oxhide), de Jiayin Liu

Une curiosité, un film à la limite expérimental: de très longs plans fixes, avec un placement de la caméra très particulier, quasiment en gros plan, si bien que la majorité de l'action (ou tout du moins, les personnages) se situe souvent hors champ. Trois reproches: les images sont trop sombres, on s'ennuie un peu trop, et les images ne sont pas de bonne qualité (la projection s'est faite en vidéo, mais c'était aussi le format de tournage).

Note: c'était un des films dans ma liste des films à voir, et je l'avais manqué à sa sortie, à cause de sa diffusion trop restreinte. J'ai profité de sa projection à la Cinémathèque Française.

$9.99 (Le sens de la vie pour 9.99$), de Tatia Rosenthal

Un film d'animation en stop-motion sans véritable scénario. J'ai moyennement aimé et je me suis ennuyé.

De ofrivilliga (Happy Sweden), de Ruben Östlund

Un film sans grande utilité.

The Namesake (2006) (Un nom pour un autre), de Mira Nair

Assez ennuyeux, sans émotion et sans originalité.

Vse umrut, a ya ostanus (Ils mourront tous sauf moi!), de Valeriya Gai Germanika

Filmé comme un film de vacances, pas de scénario. Nul.

[2009-05-02 22:17:21 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-04-26/2009-05-02)

(Cinéma)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Yella, de Christian Petzold

Film envoûtant, à la limite du fantastique. Les images (en particulier grâce à la lumière) sont très belles et quant à l'actrice Nina Hoss, le film est à voir rien que pour elle (son prix au Festival de Berlin est amplement mérité!).

La traversée de Paris (1956), de Claude Autant-Lara

Un classique que j'avais déjà vu plusieurs fois à la télévision, et que j'ai revu en numérique haute définition (version restaurée) à l'Institut Lumière (grâce à la reprise de classiques par Gaumont, un par mois, en janvier dans le cas de ce film). Ettore Scola, qui était venu la veille à l'Institut Lumière pour une soirée spéciale à l'occasion de la rétrospective qui lui est consacrée, était resté à Lyon et était présent à cette séance!

Jodhaa Akbar, d'Ashutosh Gowariker

Très bon film de Bollywood. J'ai apprécié le côté humaniste et social relativement important, comme dans les deux précédents films de Gowariker. Le film manque cependant un peu d'intensité.

J'ai vu ce film lors d'une journée spéciale Bollywood au Comoedia à Lyon. Dommage qu'il n'ait pas eu de sortie nationale en salles en France, car on doit y perdre beaucoup en DVD et/ou sur petit écran (reste alors peut-être la solution Blu-ray avec vidéoprojecteur Full HD pour ceux qui peuvent se la permettre).

Jerichow, de Christian Petzold

J'ai beaucoup aimé. Il s'agirait d'un remake, dont je n'ai jamais vu l'original.

L'argent (1928), de Marcel L'Herbier

Vu en ciné-concert à l'Auditorium de Lyon, avec improvisation au piano par Jean-François Zygel. Film muet inspiré du roman éponyme d'Émile Zola. Un peu trop long (plus de 3 heures). Quelques plans superbes.

X-Men Origins: Wolverine, de Gavin Hood

4e volet de la série, peut-être le moins bon. J'ai bien aimé tout de même (concernant les films de super-héros, cette série est ma préférée). Pas de gros reproche. Le scénario tient la route, avec quelques rebondissements plus ou moins prévisibles. La réalisation n'est pas mauvaise, mais le réalisateur se contente du minimum. Note: bien rester à la fin du générique.

Pandora'nin kutusu (La boîte de Pandore), de Yesim Ustaoglu

Film touchant. J'ai bien aimé.

Erreur de la banque en votre faveur, de Gérard Bitton / Michel Munz

Une comédie dans un style très classique. Le scénario est bien ficelé et on passe un bon moment, mais le film manque d'originalité.

Coco avant Chanel, d'Anne Fontaine

Globalement j'ai plutôt bien aimé. Film assez inégal, qui oscille entre scènes sans grand intérêt et scènes artistiquement réussies, le tout sur une très belle musique d'Alexandre Desplat, qui rappelle par moments celle de Girl with a Pearl Earring (2003) (La jeune fille à la perle).

La sangre brota (La sangre brota - Sang impur), de Pablo Fendrik

Un film qui se laisse voir. Scénario décevant.

[2009-04-25 22:29:16 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-04-13/2009-04-25)

(Cinéma)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Zero: An Investigation Into 9/11 (Zéro - Enquête sur le 11 septembre), de Franco Fracassi / Francesco Tre / Francesco Trento

Documentaire vu au Cinéma Opéra à Lyon, en présence du réalisateur Franco Fracassi. Je ne m'étais jamais intéressé de près à ce sujet, et j'y suis allé sans a priori, avec quelques doutes sur le sérieux d'un tel film. Finalement je n'ai pas été déçu: un vrai travail journalistique a été fait (et même d'ailleurs bien plus sérieusement que par Michael Moore dans ses films). C'est un documentaire à voir absolument! Le site de l'association ReOpen911 contient aussi beaucoup d'information.

Le film ne cherche pas à dire ce qui s'est réellement passé (personne ne sait) ou même à émettre des hypothèses sans fondement (une erreur qu'avait faite le journaliste français Thierry Meyssan), mais expose des éléments qui tendent à montrer ce qui ne s'est pas passé, en pointant notamment les contradictions dans la version officielle des faits, et pose un certain nombre de questions. Il contient de nombreuses interviews d'experts, des citations de documents officiels, ainsi que des témoignages. Ceux-ci ne sont a priori pas forcément fiables; le réalisateur a cependant expliqué que pour chaque témoignage inclus dans le film, au moins deux autres le corroborent. Même si certains éléments (avis d'experts...) sont erronés ou peuvent avoir une explication allant dans le sens de la version officielle, le film met en avant suffisamment de points pour avoir des doutes... Certaines choses avaient déjà été brièvement abordées dans le documentaire Fahrenheit 9/11 (2004) de Michael Moore. Le film, déjà très dense, ne contient qu'une petite partie des informations récoltées. Une suite est prévue, focalisée sur Al-Qaida et les systèmes de financement.

Le film avait été présenté au Parlement Européen de Bruxelles en février 2008.

Let's Make Money, d'Erwin Wagenhofer

Excellent documentaire, très instructif, sur le système financier mondial.

Le bal (1983), d'Ettore Scola

Excellent film, sans une seule parole: l'histoire d'une salle de bal. J'ai beaucoup aimé le travail sur les teintes: uniquement du rouge avant la guerre, puis du bleu est ajouté, puis le vert... Film vu à l'Institut Lumière, dans le cadre de la rétrospective consacrée à Ettore Scola. Je ne pense pas l'avoir déjà vu, même si je connaissais déjà un peu (j'en avais vu au moins des extraits).

Frost/Nixon (Frost/Nixon, l'heure de vérité), de Ron Howard

Adaptation d'une pièce de théâtre, d'après la véritable interview. Le côté théâtral se ressent un peu, mais l'adaptation est réussie: on a un véritable film. Les deux acteurs principaux de la pièce ont repris leurs rôles respectifs pour le film et sont parfaits!

Mr. Smith Goes to Washington (1939) (Monsieur Smith au sénat), de Frank Capra

J'ai beaucoup aimé. Film sur la corruption politique. Très bon scénario, malgré un manque de subtilité et une fin trop prévisible. Réalisation intéressante (par exemple, dans les scènes avec le chapeau de Smith) et quelques très beaux plans.

Wendy and Lucy (Wendy et Lucy), de Kelly Reichardt

Émouvant.

In the Electric Mist (Dans la brume électrique), de Bertrand Tavernier

J'ai bien aimé. Belle photographie. Mais trop de voix-off (provenant du roman?) à mon goût.

The Boston Strangler (1968) (L'étrangleur de Boston), de Richard Fleischer

D'après une histoire vraie. J'ai bien aimé, essentiellement pour l'aspect psychologique. La réalisation est également intéressante, avec ses split-screens dans tous les sens! C'était d'ailleurs le premier film à utiliser cette technique.

Adoration, d'Atom Egoyan

Joli film (il faut dire que j'aime beaucoup le style en puzzle d'Atom Egoyan), mais au final, les intentions du réalisateur ne sont pas claires.

Rachel Getting Married (Rachel se marie), de Jonathan Demme

Film émouvant. À voir beaucoup plus pour la prestation d'Anne Hathaway que pour la réalisation.

Nanook of the North (1922) (Nanouk l'Esquimau), de Robert J. Flaherty

Documentaire sur les Inuits, avec une mise en scène assez visible et même quelques effets spéciaux! J'ai bien aimé. Je l'ai vu en ciné-concert à l'Institut Lumière, avec improvisation musicale très intéressante par trois musiciens de l'ARFI: Michel Boiton, Christian Rollet et Jean-Luc Peilhon.

Salaam Bombay! (1988), de Mira Nair

Film sur les enfants des rues à Bombay. Il s'agit d'une fiction, mais c'est quasiment un documentaire. Un reproche: le scénario est trop léger et le film trop long. J'ai trouvé que la musique collait très bien au film. Globalement, j'ai bien aimé, sans plus.

Madárszabadító, felhö, szél (Le sauveur d'oiseaux, les nuages et le vent), d'István Szaladják

Vu en présence du réalisateur hongrois István Szaladják, dont c'est le premier long métrage. On n'a malheureusement eu le droit qu'à un DVD, les organisateurs n'ayant pas voulu projeter la copie 35 mm sous-titrée en anglais et en hongrois (le film ayant été tourné en russe), alors que c'est le genre de film qui ne doit se voir qu'en 35 mm. Concernant le film lui-même, il est très spécial, avec un côté contemplatif; il a été comparé à du Tarkovsky. Mais je trouve qu'il manque de profondeur et la réalisation est peu originale.

OSS 117: Rio ne répond plus, de Michel Hazanavicius

Parodie de films d'espionnage, suite de OSS 117: Le Caire nid d'espions (2006). C'est un film qui se laisse voir. Je l'ai préféré au premier volet: moins ennuyeux.

Genova (Un été italien), de Michael Winterbottom

Le sujet abordé est intéressant, mais il manque un scénario et une véritable fin.

Les Barbouzes (1964), de Georges Lautner

Pas mal, mais le film se répète.

Aruitemo aruitemo (Still Walking), de Hirokazu Koreeda

Dans l'ensemble, je n'ai pas tellement aimé. J'avais déjà été déçu par Nobody Knows (2004), du même réalisateur. J'ai tout de même trouvé quelques beaux passages, comme celui avec la chanson Blue Light Yokohama par Ayumi Ishida.

Villa Amalia, de Benoît Jacquot

Film creux et soporifique. Quelques beaux paysages.

Chéri, de Stephen Frears

Je n'ai pas du tout accroché. De plus, je n'ai pas apprécié que le film (tiré d'un roman français) soit en anglais, car il se passe en France et les personnages sont français. Pourquoi ne pas avoir fait une véritable adaptation en tenant compte de la langue de tournage, donc en situant par exemple l'action en Angleterre? Seul point fort du film: la musique d'Alexandre Desplat.

[2009-04-13 09:34:56 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-04-08/2009-04-12)

(Cinéma)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Chi bi (Les 3 royaumes), de John Woo

Du très grand spectacle! Au début, j'ai eu peur d'être déçu, car la première scène de combat était mal filmée, à l'image de nombreux films de ce genre aujourd'hui. Mais le reste du film est quasi-parfait; mon seul reproche serait un manque de vues d'ensemble lors des combats, si bien que j'étais parfois un peu perdu. La photographie et les paysages sont magnifiques. Les combats et les tactiques présentées (ce qui est rare) sont très intéressants, à commencer par le combat des 8 trigrammes, un grand moment parmi tant d'autres dans ce film! Enfin, j'ai beaucoup aimé la musique.

Synecdoche, New York, de Charlie Kaufman

Très bon film! On reconnaît le scénariste des chefs-d'oeuvre Being John Malkovich (1999) et Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004) (et aussi du film Adaptation. (2002), mais pour celui-là, Charlie Kaufman n'était pas à l'origine de l'histoire puisqu'il s'agissait d'une adaptation d'un roman, et je l'avais d'ailleurs trouvé ennuyeux). Mais ce nouveau film, réalisé par Charlie Kaufman lui-même est bien plus complexe que les autres, surtout sur la fin. Le réalisateur a laissé des indices, mais certaines connaissances sont nécessaires pour les exploiter! Pour cela, je recommande l'article (en anglais) The Mind's Eye d'Alan A. Stone, qui parle de Jules Cotard (Cotard est le nom du personnage principal du film), du syndrome de Cotard et de Joseph Capgras (le nom Capgras apparaît à un moment dans le film). À part ça, excellent casting.

Katyn, d'Andrzej Wajda

Film adapté d'un roman sur le massacre de Katyń et les problèmes pour sa reconnaissance à l'époque soviétique. Les principales qualités du film, outre l'aspect historique: la photographie et les acteurs. Le nombre relativement important de personnages et le manque de contexte font que le film est un peu difficile à suivre. J'ai tout de même beaucoup aimé.

Gake no ue no Ponyo (Ponyo sur la falaise), de Hayao Miyazaki

Encore un joli film d'animation de Hayao Miyazaki, toujours dans son style. Ce n'est pas un de ses meilleurs films, mais il contient quelques séquences magnifiques, en particulier celle où Ponyo va rejoindre le garçon, une des plus belles scènes de l'histoire du cinéma.

Monsters vs. Aliens (Monstres contre Aliens), de Rob Letterman / Conrad Vernon

Film d'animation vu en projection numérique 3D, au tout nouveau Pathé Carré de Soie. Techniquement parfait, y compris le relief, alors que pour les précédents films d'animation que j'avais vus en 3D, certains passages étaient rendus bizarrement (cela faisait un peu mal à la tête); peut-être grâce à une nouvelle technologie mentionnée dans cet article de DVDrama (suivi d'un dossier très intéressant sur la 3D en général et notamment les contraintes qu'elle impose sur la mise en scène). Pour ce film, la 3D vaut les 3 euros de majoration dus au distributeur. Concernant le contenu du film: quelques longueurs, et des références sympathiques, notamment à deux films de Steven Spielberg, à savoir Close Encounters of the Third Kind (1977) (Rencontres du troisième type) dans une scène prévisible (je me doutais bien que le Président allait jouer cette musique) et E.T. (1982). Globalement, le film est cependant très convenu.

À l'aventure, de Jean-Claude Brisseau

Film au format 1.37 : 1 cher à Brisseau. Les cadrages sont d'ailleurs parfaits. J'ai beaucoup aimé les images dans les tons ocres et la mise en scène très théâtrale. Mais le film est trop long.

Knowing (Prédictions), d'Alex Proyas

Un film qui se laisse voir. Le début est bon, la fin est ridicule. Concernant les effets spéciaux, seule la scène dans le métro est impressionnante. Concernant le scénario, rien d'original; le film reprend des thèmes traités par The Mothman Prophecies (2002) et par Mission to Mars (2000) notamment.

Ne me libérez pas, je m'en charge, de Fabienne Godet

Documentaire peu intéressant sur Michel Vaujour. Cela n'aurait pas dû être un film: les images n'apportent rien du tout, surtout que la réalisatrice abuse de gros plans.

[2009-04-12 16:28:04 UTC]
Manipulations de photos par Erik Johansson

(Art)

[2009-04-09 23:58:19 UTC]
Loi Création et Internet (Hadopi)

(Politique)

Quelques liens sur la loi Création et Internet (plus connue sous le nom de Hadopi), qui vient temporairement d'être rejetée par le parlement, mais malheureusement, qui finira très probablement par passer:

[2009-04-08 17:59:07 UTC]
Étrange Festival Lyon: bilan

(Cinéma – Lyon)

La deuxième édition de l'Étrange Festival Lyon s'est terminée hier. J'ai pu aller à toutes les séances (19 au total, dont une double), avec notamment 12 séances samedi et dimanche (ce qui fait que j'ai battu mon record de séances sur deux jours consécutifs).

Il devrait y avoir une troisième édition l'année prochaine. En attendant, une Étrange Séance a été annoncée pour le 5 juin, avec la projection de deux films en copies restaurées de Mario Bava: Reazione a catena (1971) (La Baie sanglante) et I Coltelli del vendicatore (1966) (Duel au couteau).

Le court métrage qui a gagné la compétition est Next Floor du Canadien Denis Villeneuve.

Quelques commentaires sur les films que j'ai vus, par ordre de préférence:

Léolo (1992), de Jean-Claude Lauzon

Chef-d'oeuvre! C'est l'un des films les plus proches des thèmes de ce festival. Excellente réalisation, beaucoup de poésie, et très belle bande originale, avec des musiques variées.

Note: ce film avait failli avoir la Palme d'or à Cannes, et en 2005, le Time a déclaré ce film un des 100 meilleurs de tous les temps. Jean-Claude Lauzon s'est inspiré du livre L'Avalée des avalés, qui apparaît d'ailleurs à la fin du film.

Hansel & Gretel (2007) (Hansel et Gretel), de Pil-Sung Yim

Excellent film fantastique coréen. Annoncé comme une avant-première, ce film vient tout juste de sortir en France directement en DVD et n'aura donc pas de diffusion nationale en salles, ce qui est bien dommage, car la grande qualité des images (très colorées) ne peut être rendue parfaitement que par une copie 35 mm (que nous avons eu la chance d'avoir). Les acteurs (notamment les enfants) sont parfaits. Le film traîne un peu vers la fin, mais c'est un de mes préférés que j'ai vus pour le moment cette année.

Une dernière chose: le film ne contient pas beaucoup d'horreur, en tout cas pas de scène vraiment dure, et je trouve bizarre qu'il soit interdit aux moins de 16 ans. 2 soeurs (2003) était plus dérangeant.

Paris interdit (1969), de Jean-Louis van Belle

Docufiction vu en présence du réalisateur Jean-Louis van Belle. Excellent! Certains passages sont très drôles, comme celui du fakir. Le réalisateur a expliqué que dans la réalité, ça allait encore plus loin, avec par exemple, une brochette: une étudiante fakirette débutante a eu la joue transpersée, ensuite une autre, ensuite le fakir, ensuite encore une autre, puis la blonde qui a l'air toujours un peu inquiète, qui est tombée dans les pommes; elle a entraîné les autres, le sang a giclé, etc. Une partie du film a été censurée.

Note: il s'agissait d'une ancienne copie, avec quelques petites inversions dans les bobines. Pete Tombs, partenaire du festival, envisage de restaurer le film et de faire un double DVD avec Le Sadique aux dents rouges (qui n'avait pas pu être projeté à cause du trop mauvais état de la copie).

Le Bonheur a encore frappé (1986), de Jean-Luc Trotignon

Comédie hilarante et pleine de mauvais goût. C'est le genre de film que soit on adore, soit on déteste.

For Y'ur Height Only (1981), d'Eddie Nicart

Parodie de James Bond, vue à la soirée Mondo Macabro, en version anglaise sous-titrée en français. Le film était présenté par Pete Tombs, venu spécialement de Londres. Très drôle.

Note: la projection était en vidéo, mais ce n'est pas très important pour ce film.

The Proposition (2005), de John Hillcoat

Western australien (avant-première). J'ai bien aimé. Un film assez violent, d'ailleurs interdit aux moins de 16 ans.

Fritt vilt (2006) (Cold Prey), de Roar Uthaug

Slasher norvégien. Avant-première, même si aucune date de sortie n'est encore annoncée pour la France. Ce film ne contient rien de bien original, mais est efficace et est plus crédible que nombre de slashers américains.

Bronson (2009), de Nicolas Winding Refn

Biopic sur le prisonnier le plus connu d'Angleterre (avant-première, film de clôture). J'ai bien aimé. Les plus: la réalisation et l'acteur Tom Hardy. Mais le film souffre de l'absence de scénario et d'un montage sans originalité: le film présente des parties de la vie du prisonnier, sans contexte; on ne sait pas pourquoi celles-ci, ni quand ça se passe. Le passage avec la fille dont Bronson tombe amoureux sort du lot, en étant à l'opposé du reste du film.

Fritt vilt II (2008) (Cold Prey 2), de Mats Stenberg

Il s'agit de la suite immédiate de Fritt vilt (2006), les 2 films ayant été projetés à la suite. On peut quasiment les considérer comme un seul et même film. Cette suite est un peu moins bonne que le premier volet: moins de surprise dans la mesure où il s'agit d'une suite, moins d'unité (on peut y voir 3 sous-films, avec les clichés du genre), et la fille en fait un peu trop.

Docteur Gore (2009), de Pauline Pallier

Première mondiale, projection vidéo. Ce documentaire avait été tourné de 2003 à 2005 et a été terminé seulement deux jours auparavant, juste pour le festival! La réalisatrice Pauline Pallier, le médecin et réalisateur amateur Antoine Pellissier (surnommé le Docteur Gore) et sa femme étaient présents. Antoine Pellissier a expliqué qu'il faisait des films gores pour son plaisir; cela a toujours été sa passion. Mais il ne cherche pas à les montrer, et ils sont d'ailleurs quasiment inconnus.

Miss Muerte (1966) (Le Diabolique docteur Z), de Jesus Franco

Vu à la soirée Mondo Macabro, en VF, mais dans une copie 35 mm (ce qui est rare pour ce film méconnu). Le film était présenté par Pete Tombs.

Le film est naïf et a vieilli, ce qui le rend psychotronique, et j'ai bien aimé.

The Midnight Meat Train (2008), de Ryûhei Kitamura

J'ai assez bien aimé, mais le film fait plus penser à des épisodes de la série TV Les Contes de la Crypte qu'à un véritable film.

Le film est tiré d'une nouvelle de Clive Barker. Sans trop dévoiler, le film ne donne quasiment aucune explication sur les monstres, mais j'ai entendu dire que d'après la nouvelle, ces monstres sont à l'origine de la vie sur Terre.

The Burrowers (2008), de J.T. Petty

Ce qui devait être à l'origine une série télé est devenu un film, mais distribué directement en vidéo; nous avons eu la chance d'avoir une copie 35 mm!

C'est un sympathique film d'horreur, qui ne brille pas par sa réalisation ou son originalité (même si un mélange de western et de film d'horreur n'est pas très courant), mais est plutôt angoissant et vaut le détour. Une série B, quoi. Dans un genre assez proche, Pitch Black (2000) et The Descent (2005) étaient bien meilleurs (je n'ai jamais vu Tremors (1990), et je ne peux donc pas comparer avec celui-là).

Dans la chaleur de St-Tropez (1982), de Gérard Kikoïne

Séance adulte. Beaucoup de monde. La projection s'est faite en vidéo (au lieu du 35 mm prévu) parce que la Cinémathèque de Toulouse s'était trompée de film.

Ce n'est pas le genre de film que j'aime, mais les excellents dialogues rendent le film très drôle et la mise en scène est bonne.

Le réalisateur était présent; il n'avait d'ailleurs pas revu son film depuis une vingtaine d'années et est resté pendant toute la séance. Fait exceptionnel, c'était la première fois qu'il parlait devant un public (autre que via des interviews). Une anecdote intéressante: le réalisateur n'a pas fait du tout de prise de son directe et tout a été doublé par des professionnels, mais il y a une loi française qui interdit de doubler un comédien français et ils ont eu un syndicat sur le dos; l'assistant avait trouvé la parade: les cascadeurs peuvent être doublés, et les comédiens ont alors été considérés comme des cascadeurs (ils étaient d'ailleurs réellement plus cascadeurs que comédiens!).

Les Singes font la grimace (1972), de Jean-Louis van Belle

J'ai assez bien aimé. C'est un peu n'importe quoi et je n'ai pas compris grand chose, mais le film est drôle.

Après la projection, avant le débat avec le public, le réalisateur Jean-Louis van Belle a fait un petit discours (deux minutes), qu'il avait bien préparé, à propos de son chef-d'oeuvre. En voici un tout petit extrait: [...] Un dialogue au jour le jour. Euphémisme puisqu'il était écrit la veille, durant la nuit, et ne correspondait jamais aux situations à tourner le lendemain. Pas plus de scénario. Cela le plus souvent pour surprendre le partenaire et bénéficier d'une qualité d'improvisation des néophytes [...]

Climax (2009), de Frédéric Grousset

Première mondiale, projection vidéo. Le film avait été terminé seulement une dizaine de jours auparavant. Le réalisateur Frédéric Grousset a dit quelques mots sur le film avant la projection, mais n'a pas pu intervenir après à cause du retard pris.

Maruhi - Shikijo mesu ichiba (1974) (Le Marché sexuel des filles), de Noboru Tanaka

Film de la Nikkatsu. Je l'ai trouvé ennuyeux.

Perverse et docile (1970), de Jean-Louis van Belle

Catastrophique. La présentation du film faite par le réalisateur Jean-Louis van Belle était beaucoup plus intéressante: Ce film s'appelait initialement Une femme. Le distributeur a dit: Mais on ne va pas gagner une tune là-dessus! On va l'appeler Une femme tue (parce que vous allez voir ce qui va se passer), et un plus coquin encore a dit: Mais il faut gagner davantage et a appelé ça Perverse et docile, en ayant tous les vicieux de la Terre dans le nez[?]

[2009-03-31 22:40:57 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-03-24/2009-03-31)

(Cinéma)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Prince of the City (1981) (Le Prince de New York), de Sidney Lumet

Encore un excellent film de Sidney Lumet sur la corruption de la police (à New York), peut-être plus axé sur le côté humain que les autres. Il s'agissait d'une adaptation d'un roman, basé sur des faits réels. Le film est très long, mais on ne sent pas le temps passer.

Film vu lors de la seule séance à l'Institut Lumière, dans le cadre de la rétrospective consacrée à Sidney Lumet. La copie (probablement une des rares en circulation, si ce n'est la seule, d'où l'unique séance) était malheureusement de très mauvaise qualité: beaucoup de taches rouges sur la plupart des bobines.

Maigret et l'affaire Saint-Fiacre (1959), de Jean Delannoy

Excellent film, vu à une soirée spéciale en hommage à Georges Simenon, à l'occasion des 20 ans de sa disparition, dans le cadre du festival Quais du polar. Beaucoup d'humour, superbes dialogues de Michel Audiard, et une excellente prestation de Jean Gabin.

Les Inconnus dans la maison (1942), de Henri Decoin

Excellent film, vu à la même soirée spéciale en hommage à Georges Simenon. Beaucoup d'humour. Raimu est grandiose! J'ai aussi beaucoup aimé la scène d'ouverture, avec la voix-off de Pierre Fresnay.

Commis d'office, de Hannelore Cayre

Vu au Comoedia à Lyon, dans le cadre du festival Quais du polar. Il s'agissait de la toute première projection publique. Celle-ci était suivie d'un débat avec Hannelore Cayre, avocate pénaliste au Barreau de Paris, qui a réalisé sa propre adaptation de son roman (elle avait toujours refusé de vendre les droits de son roman, ne voulant pas qu'il soit trahi). Sept autres membres de l'équipe du film étaient également présents, mais seuls l'assistant réalisateur Emile Louis (!), qui est en partie à l'origine du film, et Mathias Mlekuz sont un peu intervenus.

J'ai bien aimé le film, entre comédie et thriller, surtout pour le scénario (les détails et la fin, plus ouverte que celle qu'avait voulue les producteurs) et les dialogues.

Hannelore Cayre a notamment critiqué le problème des documentaires (pas pour dire qu'il ne fallait pas en faire, mais plutôt pour expliquer le choix de faire une fiction): la présence de la caméra fausse complètement ce qui se passe dans la réalité. Le film a été tourné à Paris et à Lyon; la réalisatrice a dit qu'elle a été bien mieux accueillie à Lyon, où elle n'a eu aucun problème pour obtenir des autorisations de filmer, contrairement à Paris.

Le film sort en salles en France le 6 mai.

Sometimes in April (2005), de Raoul Peck

Téléfilm sur le génocide des Tutsis au Rwanda, vu au Cinéma Opéra à Lyon, dans le cadre du festival Contrastes du Rwanda. C'est un bon film, écrit à partir de récits de survivants. Il est assez long, mais on ne sent pas le temps passer. Comme Shooting Dogs (et contrairement à Hotel Rwanda), il a été filmé au Rwanda. Et par rapport à ces deux films, il donne quelques explications sur l'origine du conflit et couvre plus de personnages.

Note: ce film avait été diffusé le 22 février 2008 sur Arte.

The Anderson Tapes (1971) (Le Gang Anderson), de Sidney Lumet

Le sujet: un cambriolage d'un immeuble luxueux, bourré de vidéo-surveillance. Quelques moments drôles, avec les réactions surprenantes de certains occupants de l'immeuble, comment (au tout début du film) Anderson (Sean Connery) considère le perçage d'un coffre (comme un acte sexuel). Le film est plutôt original et j'ai bien aimé, malgré le manque de rythme. À noter la présence du jeune Christopher Walken, dont c'est quasiment le premier film (je ne l'avais pas reconnu).

Pranzo di ferragosto (Le Déjeuner du 15 août), de Gianni Di Gregorio

Une bonne petite comédie italienne.

Gloria (1999), de Sidney Lumet

Pas mal. Les deux meilleures scènes: la scène du déshabillage et la course-poursuite en voitures. Sinon le film manque de crédibilité: par exemple, lorsque le garçon s'enfuit par le métro, alors qu'il est recherché par la police (et qu'il y a même eu sa photo à la télé).

Jas sum od Titov Veles (Je suis de Titov Veles), de Teona Strugar Mitevska

De beaux plans, une bonne réalisation, mais film ennuyeux.

Tôkyô sonata (Tokyo Sonata), de Kiyoshi Kurosawa

Le début est bon, mais la fin décevante: des longueurs, un manque de crédibilité (il se passe n'importe quoi, sans véritable raison), un manque de continuité... La scène finale est mal filmée: on se rend compte trop facilement qu'il s'agit d'un enregistrement.

The Burning Plain (Loin de la terre brûlée), de Guillermo Arriaga

Beaucoup de longueurs; le film ne décolle jamais vraiment. Le scénario, non linéaire, avec différentes histoires qui se recoupent, est typique de Guillermo Arriaga, qui avait écrit les scénarios d'Amores perros (2000), de 21 Grams (2003) et de Babel (2006), tous trois réalisés par Iñárritu, films que j'avais beaucoup aimés (surtout 21 Grams). Mais là, le film est très décevant. À voir peut-être juste pour la prestation de Charlize Theron.

Gabbla (Inland), de Tariq Teguia

Film quasiment expérimental, long et très lent, sans véritable scénario (que le réalisateur a juste écrit pour trouver de l'argent), parfois intéressant pour son esthétisme particulier. Je n'ai pas tellement accroché (mais j'étais très fatigué). La projection au CNP Terreaux (à Lyon) était suivie d'un débat avec le réalisateur Tariq Teguia, qui avait déjà été invité au CNP Terreaux à l'occasion de la sortie de son précédent film Rome plutôt que vous.

[2009-03-24 00:11:46 UTC]
Les derniers films que j'ai vus (2009-03-18/2009-03-23)

(Cinéma)

Voici quelques commentaires sur les derniers films que j'ai vus au cinéma (pour la première fois), par ordre de préférence:

Running on Empty (1988) (À bout de course), de Sidney Lumet

Très émouvant. Film vu à l'Institut Lumière dans le cadre de la rétrospective Sidney Lumet; il devrait ressortir en salles en France le 22 avril 2009.

Revanche, de Götz Spielmann

Un thriller essentiellement tourné du côté humain et psychologique. J'ai beaucoup aimé.

La Fille du RER, d'André Téchiné

J'ai beaucoup aimé pour le scénario, la réalisation, les acteurs et la musique. Mais il manque un petit quelque chose, probablement à cause du fait que le film est très linéaire, et certaines scènes secondaires me semblent inutiles. Enfin, ce film est une adaptation d'une pièce (elle-même inspirée d'un fait divers), mais on ne le ressent pas du tout.

Note: juste avant le générique de fin, il y a quatre lignes à l'écran au sujet du film et du fait divers, mais ces lignes disparaissent bien trop vite!

Un lac, de Philippe Grandrieux

Un film expérimental souvent ennuyeux et incompréhensible, comme La Vie nouvelle (2002), mais à voir pour ses images absolument magnifiques. Le film a été tourné en Suisse avec une petite caméra DV, à des températures descendant à -17º!

Psycho (1960) (Psychose), d'Alfred Hitchcock

J'ai bien aimé, mais je trouve le film largement surcôté, d'autant plus qu'il a vieilli. Il manque de tension (surtout par rapport aux autres films du réalisateur). La fin est intéressante.

Una Abuela virgen, d'Olegario Barrera

Comédie fantastique. On rigole bien, mais ce n'est tout de même pas un très grand film. Vu aux 25es Reflets du cinéma ibérique et latino-américain à Villeurbanne.

The Band Wagon (1953) (Tous en scène!), de Vincente Minnelli

Comédie musicale. De belles scènes, non charcutées au montage comme cela se fait de nos jours.

Rocco e i suoi fratelli (1960) (Rocco et ses frères), de Luchino Visconti

J'ai moyennement aimé et j'ai trouvé le film beaucoup trop long. De plus, les mouvements des lèvres ne correspondent pas toujours à la voix, sans doute à cause du doublage de certains acteurs.

Far North, d'Asif Kapadia

Film creux et ennuyeux. Pendant une grosse première heure, il ne se passe quasiment rien; la fin, bien qu'intéressante, est traitée de manière ridicule. Les paysages sont assez be